«La haine qu’on donne», Angie Thomas

Photo: Éditions Nathan

Starr, adolescente originaire du « ghetto », fréquente l’école secondaire privée située à 45 minutes de chez elle, dans un quartier bourgeois. Sa vie est donc tiraillée entre deux pôles : le monde de ses amis et de son amoureux, blancs et riches, et celui de sa famille et de ses origines, noires et modestes. Elle arrive à jongler avec les deux univers distincts, jusqu’au jour tragique où son ami d’enfance Khalil est tué par un policier devant ses yeux. Tout récemment porté à l’écran par George Tillman Jr. (Notorious B.I.G.), le roman d’Angie Thomas est d’une importance capitale dans le paysage de la littérature « young adult », pour sa vulgarisation d’enjeux politiques importants. Si l’histoire raconte l’éveil au militantisme antiraciste de sa jeune héroïne, il contient un petit quelque chose pour tous : une intègre leçon sur l’écoute de soi. La version adaptée pour le Québec, disponible depuis début octobre, nous évite une traduction en argot « franchouillard » qui aurait fait décrocher le lecteur.

La haine qu’on donne

★★★★

Angie Thomas, traduit de l’anglais par Nathalie Bru, éditions Nathan, Montréal, 2018, 496 pages