«Les derniers jours du Commandant»: la patrie et la mort

Entre le drame et la comédie, l’auteur montre l’état de désintégration de ce pays d’Amérique du Sud, sans savoir encore que le pire était à venir: les pénuries alimentaires, l’inflation galopante, la réélection controversée de Nicolás Maduro.
Photo: Francesca Mantovani Gallimard Entre le drame et la comédie, l’auteur montre l’état de désintégration de ce pays d’Amérique du Sud, sans savoir encore que le pire était à venir: les pénuries alimentaires, l’inflation galopante, la réélection controversée de Nicolás Maduro.

Certaines statistiques sont difficiles à assimiler : selon des données de l’Observatoire vénézuélien de la violence, 19 336 assassinats ont été dénombrés en 2011 dans ce pays d’Amérique du Sud. Une moyenne de 52 homicides par jour. Ou de deux morts...

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Extrait de « Les derniers jours du commandant »

« Chávez n’avait renversé aucun dictateur. Il n’avait repoussé aucune invasion. Mais il parlait comme s’il était Che Guevara, comme s’il appartenait à la phalange des grands combattants latino-américains. Son verbe était ardent et sa réalité était tempérée : il n’avait fait que remporter des élections dans un pays pétrolier. Il n’avait jamais affronté un danger imminent au cours d’une action militaire. C’était un fonctionnaire, pas un guérillero. »

Les derniers jours du Commandant

★★★ 1/2

Alberto Barrera Tyszka, traduit de l’espagnol par Robert Amutio, Gallimard, Paris, 2016, 272 pages