Tabou, Ferdinand von Schirach

Jeune photographe déjà célèbre, issu d’une famille bavaroise ancienne et ruinée, artiste plasticien qui cherche à repousser la frontière entre l’art et la vie, Sebastian von Eschburg s’est mis dans de beaux draps. Il est accusé d’avoir enlevé puis assassiné une femme inconnue dont on n’a jamais retrouvé le corps. Une histoire embrouillée que va tenter de démêler l’avocat chargé de sa défense. Ferdinand von Schirach, avocat criminaliste devenu auteur à succès avec deux recueils de nouvelles à la limite du judiciaire et de la fiction (Crimes, Coupables, Gallimard, 2011 et 2012), y déploie son habituelle écriture au scalpel. Avec Tabou, un roman à suspense qui n’a toutefois pas la force de ses titres précédents, l’écrivain allemand continue d’explorer le flou (parfois même artistique) entre culpabilité et innocence.

Tabou

★★★

Ferdinand von Schirach, traduit de l’allemand par Olivier Le Lay, Gallimard, Paris, 2016, 240 pages