Ces dossiers économiques qui rythmeront la campagne

La pénurie de main-d’oeuvre qui sévit au Québec sera un thème économique majeur de cette campagne électorale.
Adil Boukind Le Devoir La pénurie de main-d’oeuvre qui sévit au Québec sera un thème économique majeur de cette campagne électorale.

Ce texte est tiré du Courrier de l’économie du 15 août 2022. Pour vous abonner, cliquez ici.

La campagne électorale est officiellement lancée depuis dimanche au Québec. Dès le premier jour, la cheffe du Parti libéral du Québec (PLQ), Dominique Anglade, a mis son adversaire de la Coalition avenir Québec (CAQ), le premier ministre sortant François Legault, au défi sur l’économie. « L’économie va être la question de l’urne », a-t-elle lancé à Québec hier.

Déjà, les deux premiers jours de cette campagne ont été marqués par des annonces en économie. Alors, quels sont les principaux dossiers liés à l’économie qui pourraient rythmer la campagne ? En voici un survol.

La fiscalité

 

La CAQ et le PLQ ont promis qu’ils baisseraient l’impôt des Québécois pour les aider à faire face à l’augmentation du coût de la vie s’ils sont portés au pouvoir. Lundi, le chef de la CAQ a même promis « la plus importante baisse d’impôt de l’histoire du Québec ». Il compte notamment décréter, pour l’année 2023, une baisse d’un point de pourcentage des deux premiers paliers d’imposition. La cheffe libérale, quant à elle, baisserait les impôts de 1,5 % pour les deux premiers paliers d’imposition.

L’inflation

Le coût de la vie a augmenté à un rythme effréné dans la dernière année. En juillet dernier, l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 7,6 % sur un an au Canada — alors qu’une inflation normale se situe aux alentours de 2 %. Dimanche, François Legault a promis d’aider non seulement les « démunis » et les retraités, mais aussi la classe moyenne, à faire face à la montée des prix à l’épicerie comme à la pompe. Dominique Anglade a elle aussi abordé ce sujet en promettant aux Québécois de leur redonner de « l’argent dans leurs poches ».

La pénurie de main-d’oeuvre

Le marché de l’emploi se resserre de plus en plus au Québec. Depuis cinq ans, la demande de main-d’oeuvre non satisfaite est en constante augmentation, alors que le bassin de chômeurs diminue, écrit notre collègue Ève Ménard. Dimanche, Dominique Anglade a déclaré que « personne ne peut se dire le parti de l’économie s’il est incapable de reconnaître que le frein principal à notre développement économique, c’est la pénurie de main-d’oeuvre. » François Legault s’est quant à lui défendu de minimiser ce problème, comme le lui reproche Mme Anglade. « On a posé des gestes. On a mis des incitatifs », a-t-il fait valoir. Alors que la population vieillit, et que la grande majorité des secteurs peinent à trouver de la main-d’oeuvre (qualifiée ou non), les différents partis seront attendus au tournant sur leur politique pour résoudre ce problème.

Ce texte est tiré de notre Courrier de l’économie.

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