SNC-Lavalin, chargée du projet d’Hydro-Québec vers New York

Le projet Champlain Hudson Power Express consiste en une ligne de transport souterraine d’environ 545 km.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Le projet Champlain Hudson Power Express consiste en une ligne de transport souterraine d’environ 545 km.

SNC-Lavalin sera le maître d’œuvre de la portion américaine du projet Champlain Hudson Power Express, cette ligne de transport d’électricité d’Hydro-Québec qui doit acheminer, pendant 25 ans, 10,4 térawattheures (TWh) des installations québécoises jusqu’à la ville de New York.

L’entreprise montréalaise spécialisée en ingénierie assurera ainsi la supervision technique et la conception de la station de conversion et des câbles pour transporter de l’hydroélectricité en courant continu à haute tension (CCHT). Cette technologie est privilégiée pour le transport longue distance. La valeur du contrat n’a pas été dévoilée.

« Ce projet sera exécuté directement par le Centre d’excellence dans le domaine du CCHT à Montréal, au Canada », a indiqué dans un communiqué Dale Clarke, chef de la direction des Services d’ingénierie de SNC-Lavalin au Canada.

Le projet Champlain Hudson Power Express consiste en une ligne de transport souterraine d’environ 545 km, dont plus de la moitié sera installée sous l’eau. À terme, celle-ci prévoit la livraison de 10,4 TWh d’électricité pendant 25 ans, soit l’équivalent de près de 20 % des besoins en électricité de la métropole américaine.

La ligne de transport d’électricité partira de la station Hertel, sur la Rive-Sud de Montréal, traversera aux États-Unis sous le lac Champlain, puis se déplacera vers le sud pour se raccorder à une station de conversion à Astoria, dans le Queens, à New York. L’entente pourrait générer des revenus de 30 milliards de dollars américains pour la société d’État.

Horizon printemps 2023

 

À la mi-avril, Hydro-Québec a reçu le feu vert des autorités de la Commission des services publics de New York pour la mise en œuvre du projet sur le territoire américain. Il s’agissait de la dernière étape à franchir au sud de la frontière pour que le partenaire américain de la société d’État — Transmission Developers — amorce la construction de la ligne au cours de l’été 2022.

Pour la portion en territoire québécois, qui s’étendra sur 58 kilomètres du poste Hertel, à La Prairie, jusqu’à la frontière américaine, Hydro-Québec chapeautera les travaux. La société d’État attend des autorisations des gouvernements québécois et canadien et espère pouvoir commencer les travaux de ce côté de la frontière dès le printemps 2023.

La mise en service de la ligne pourrait à elle seule représenter le quart des exportations annuelles d’Hydro-Québec, et près de 5 % de ses ventes nettes actuelles (210,8 TWh).

Le virage vers l’électrification poussera à la longue Hydro-Québec à augmenter ses capacités de production. Dans son plus récent plan stratégique publié à la fin mars, Hydro-Québec évoquait la possibilité de devoir ajouter à son réseau plus de 100 TWh pour pouvoir répondre à la demande croissante provenant aussi bien de l’extérieur que du Québec, qui vise la carboneutralité d’ici 2050.



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