Les ventes de maisons ont reculé au Canada en mai

Le prix moyen national d’une maison vendue en mai était d’un peu plus de 688 000$, en hausse de 38,4% par rapport au même mois l’an dernier.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Le prix moyen national d’une maison vendue en mai était d’un peu plus de 688 000$, en hausse de 38,4% par rapport au même mois l’an dernier.

Les ventes de logements à travers le pays commencent à ralentir par rapport aux sommets atteints plus tôt cette année, mais l’Association canadienne de l’immeuble (ACI) s’attend malgré tout à ce que le nombre de transactions atteigne un nouveau sommet record cette année.

Pas moins de 56 156 maisons ont changé de mains en mai, ce qui représentait une baisse de 7,4 % par rapport à avril, a indiqué l’ACI, mardi, précisant que la baisse mensuelle du nombre de ventes avait été observée dans près de 80 % de tous les marchés au pays.

Le nombre de transactions en mai a plus que doublé par rapport au même mois l’an dernier, au moment où la première vague de cas de COVID-19 se propageait rapidement à travers le pays, mais l’association s’attend à ce que les ventes renouent avec des niveaux plus habituels au cours de la seconde moitié de 2021 et en 2022.

Selon les prévisions de l’ACI, les transactions devraient augmenter de 23,8 % en 2021 par rapport à l’année dernière, pour atteindre le niveau record de 682 900. Elles devraient par la suite reculer de 13 % en 2022 pour se chiffrer à 594 000. Le président de l’ACI, Cliff Stevenson, a attribué le ralentissement des ventes à des prix plus élevés, à une diminution de l’offre et à un malaise général se propageant sur de nombreux marchés. « De plus en plus, on observe des indices de lassitude de l’offre et de mécontentement chez les acheteurs ; de plus, la nécessité de se trouver rapidement un endroit où attendre la fin de la COVID-19 devrait bientôt s’estomper compte tenu de la situation actuelle », a-t-il affirmé dans un communiqué.

Plusieurs facteurs

L’économiste Robert Kavcic, de BMO Marchés des capitaux, attribue le refroidissement qui se matérialisait à l’échelle nationale à une combinaison de lassitude des acheteurs, d’une légère augmentation des taux hypothécaires fixes sur cinq ans, de mesures politiques telles que la hausse du taux d’admissibilité aux prêts hypothécaires et d’une ruée hors des grandes villes avec l’arrivée du télétravail. « Nous pensons que l’activité de vente continuera de ralentir progressivement au cours de l’année à venir, mais il faudra des taux d’intérêt plus élevés pour calmer le marché de manière significative. »

L’ACI prévoit que le prix moyen des maisons augmentera de 19,3 % sur une base annuelle pour atteindre 677 775 $ cette année, puis progressera de moins de 1 % pour atteindre 681 500 $ en 2022.

Le prix moyen national d’une maison vendue en mai était d’un peu plus de 688 000 $, en hausse de 38,4 % par rapport au même mois l’an dernier. En excluant les régions du Grand Vancouver et du Grand Toronto, le prix moyen chute de près de 140 000 $.

Pour sa part, la tendance des mises en chantier d’habitations se chiffrait à 280 779 en mai, en légère hausse comparativement au mois précédent, selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Cette tendance correspond à la moyenne mobile de six mois du nombre mensuel désaisonnalisé et annualisé de mises en chantier d’habitations. Cependant, les mises en chantier à Toronto, à Vancouver et à Montréal ont suivi une tendance à la baisse en mai.

Avec Le Devoir

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