Accord en vue sur les investissements entre l’Europe et la Chine

Ce texte améliorera l’accès des Européens à la Chine et leur ouvrira des marchés cruciaux: les véhicules propres, le «nuage», la finance ou la santé, selon une haute fonctionnaire de l’UE.
Photo: Agence France-Presse Ce texte améliorera l’accès des Européens à la Chine et leur ouvrira des marchés cruciaux: les véhicules propres, le «nuage», la finance ou la santé, selon une haute fonctionnaire de l’UE.

Bruxelles et Pékin étaient mardi en passe de conclure un ambitieux accord sur les investissements malgré les accusations de travail forcé contre le géant asiatique et au moment même où l’UE dénonce une hausse des atteintes aux droits de la personne en Chine. Une visioconférence entre dirigeants européens et chinois devrait sceller, mercredi, une adoption de principe de cet accord de « protection réciproque des investissements », dont la signature interviendrait ultérieurement, selon une source européenne.

Conclu après sept années de discussions entre l’UE et la Chine, devenue son premier partenaire commercial, ce traité n’est pas un accord de libre-échange concernant des transactions commerciales, mais un texte visant à garantir les conditions d’activité des entrepreneurs. L’accord est censé garantir le respect de la propriété intellectuelle des entreprises européennes lorsqu’elles investissent en Chine, interdire les transferts de technologie forcés, et imposer la transparence sur les subventions aux entreprises publiques chinoises.

À Bruxelles, on vise un rééquilibrage de relations jugées « asymétriques ». Ce texte améliorera l’accès des Européens à la Chine et leur ouvrira des marchés cruciaux : les véhicules propres, le « nuage », la finance ou la santé, selon une haute fonctionnaire de l’UE.

Les accusations de travail forcé à l’encontre du régime communiste ont compliqué les pourparlers dans la dernière ligne droite. Des experts et des ONG accusent Pékin d’avoir interné au Xinjiang (ouest de la Chine) au moins un million de membres de la minorité musulmane ouïghoure dans des « camps de rééducation », les soumettant au travail forcé.

La Commission européenne, chargée des négociations, a cependant assuré lundi que Pékin était prêt à donner des gages sur le sujet, ouvrant la voie à un feu vert des États membres de l’UE, selon deux sources diplomatiques. De source européenne, on assure que les termes acceptés par Pékin sont les mêmes que ceux que l’UE exige dans tous ses accords de libre-échange.

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