Lion sur le chemin de la Bourse de New York

Le constructeur d’autobus et de camions électriques Compagnie électrique Lion prendra le chemin de la Bourse de New York pour financer sa croissance.
Photo: Lion Le constructeur d’autobus et de camions électriques Compagnie électrique Lion prendra le chemin de la Bourse de New York pour financer sa croissance.

Le constructeur d’autobus et de camions électriques Compagnie électrique Lion prendra le chemin de la Bourse de New York pour financer sa croissance, qui passera par l’ajout d’une usine de production aux États-Unis et probablement de projets pour accroître sa présence à Saint-Jérôme, où se trouve son siège social.

C’est un montant net supérieur à un demi-milliard de dollars américains qui sera récolté par l’entreprise québécoise fondée en 2008, qui a annoncé lundi un regroupement avec Northern Genesis, une « société d’acquisition à vocation spécifique » dont les actions sont déjà offertes. La valeur boursière initiale de la nouvelle entité, qui s’appellera Lion, a été évaluée à 1,9 milliard $US.

Les actionnaires existants continueront de contrôler environ 70 % de la nouvelle entité, ce qui, selon le président et fondateur de Lion, Marc Bédard, permettra de conserver son identité québécoise. Une filiale du conglomérat montréalais Power Corporation est actuellement l’actionnaire majoritaire de Lion avec une participation de 44,2 %. Celle-ci passera à 31,4 % une fois la transaction avec Northern Genesis achevée.

La société de Saint-Jérôme compte actuellement 300 véhicules qui circulent sur les routes et propose sept modèles de camions et d’autobus électriques. Elle croit pouvoir en livrer 650 l’an prochain. M. Bédard voit grand, puisque la compagnie vise 18 400 unités en 2024 ainsi qu’un chiffre d’affaires de 3,6 milliards $US.

Même si la capacité annuelle de l’usine située dans les Laurentides est estimée à 2500 unités, il est impératif pour Lion, qui emploie quelque 450 personnes dans la province, de se positionner dans le marché américain, a expliqué M. Bédard. « On veut produire là-bas pour assurer une présence locale et économiser par exemple sur les frais de livraison », a-t-il expliqué.

Et si Lion souhaite construire une usine de production en territoire américain, son grand patron a précisé que la province devrait bénéficier du plan d’expansion, puisque tout indique qu’une usine de fabrication de batteries est sur le point de voir le jour à Saint-Jérôme, où la municipalité a offert un terrain à cet effet. Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a confirmé que des discussions visant à s’assurer que le Québec accueille l’usine de fabrication de batteries que souhaite construire Lion étaient en cours.

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