Les discussions s’enveniment chez Jean Coutu

Le syndicat s’interroge sur les véritables motifs de Jean Coutu pour maintenir son lockout sans proposer de solution.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le syndicat s’interroge sur les véritables motifs de Jean Coutu pour maintenir son lockout sans proposer de solution.

Les parties sont demeurées opposées au terme de la séance de conciliation ce week-end. Pour le syndicat des quelque 700 employés du centre de distribution de Varennes, Jean Coutu maintient la ligne dure après avoir obtenu un lockout jeudi.

L’employeur « n’a déposé aucune nouvelle proposition pendant les deux journées de négociations de samedi et de dimanche derniers », a déploré lundi le Syndicat des travailleurs de l’entrepôt Jean Coutu (CSN). Le syndicat s’interroge sur les véritables motifs de Jean Coutu pour maintenir son lockout sans proposer de solution.

Aussi, la prochaine séance de négociation ne sera possible que samedi prochain. « Deux autres dates qui n’ont pas encore été confirmées officiellement, dont une en octobre et une en novembre, pourraient s’ajouter au calendrier. Ce n’est pas à ce rythme et avec cette attitude que Jean Coutu va pouvoir régler ce conflit rapidement », estime la présidente du syndicat Audrey Benoît.

400 pharmacies au Québec

Pour Metro, propriétaire des pharmacies Jean Coutu, « le syndicat continue de ne faire aucun compromis au regard de l’offre globale normative que nous avons présentée. »

La porte-parole Marie-Claude Bacon a déclaré à TVA Nouvelles que l’employeur a accepté 140 demandes sur 250, y compris des demandes importantes du syndicat, mais que celui-ci ne concède rien.

Le lockout a été décrété jeudi à l’entrepôt Jean Coutu de Varennes, après une grève de 24 heures, la veille, du syndicat qui y représente 680 travailleurs. L’employeur a confirmé jeudi avoir eu recours à ce moyen ultime, jugeant la situation « trop imprévisible » pour ses activités d’approvisionnement.

Ce centre de distribution approvisionne notamment un réseau de 400 pharmacies au Québec. La direction a tenu à se faire rassurante pour la population et les pharmaciens : « On va être en mesure d’approvisionner en médicaments l’ensemble de nos pharmacies » à partir du centre de distribution — où les cadres peuvent en toute légalité continuer à travailler — et grâce à un plan de contingence.

Avec La Presse canadienne

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