Lockout à l’entrepôt Jean Coutu de Varennes

Le centre de distribution de Varennes approvisionne notamment un réseau de 400 pharmacies au Québec.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le centre de distribution de Varennes approvisionne notamment un réseau de 400 pharmacies au Québec.

Un lockout a été décrété à l’entrepôt Jean Coutu de Varennes, après une grève de 24 heures, la veille, du syndicat qui y représente 680 travailleurs. L’employeur a confirmé jeudi avoir eu recours à ce dispositif, jugeant la situation trop imprévisible pour ses activités, après la grève de 24 heures mercredi.

Ce centre de distribution approvisionne notamment un réseau de 400 pharmacies au Québec. La direction a tenu à se faire rassurante pour la population et les pharmaciens : elle sera en mesure de les approvisionner en médicaments à partir de son centre de distribution — où les cadres peuvent en toute légalité continuer à travailler — et grâce à un plan de contingence.

Les négociations sont laborieuses avec le syndicat, rattaché à la Fédération du commerce, affiliée à la CSN. La question des salaires n’a même pas encore été abordée, uniquement les questions normatives.

De son côté, le Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu dit ne pas comprendre la décision patronale, alors que l’employeur venait tout juste d’accepter de négocier dimanche devant le conciliateur. « Ce lockout d’une durée indéterminée est un coup de force inutile de Jean Coutu qui risque de créer des problèmes d’approvisionnement en médicaments dans ses pharmacies […] Notre grève de 24 heures seulement était raisonnable et ne risquait pas de créer de rupture de stock. »

Une séance de conciliation est tout de même prévue dimanche, ont confirmé les deux parties.

Avec Le Devoir

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