Aéroports de Montréal forcée d’éclaircir ses rangs

L’effectif d’Aéroports de Montréal est maintenant de 428 personnes, un recul de 30% par rapport à l’avant-crise.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne L’effectif d’Aéroports de Montréal est maintenant de 428 personnes, un recul de 30% par rapport à l’avant-crise.

Les diverses restrictions frontalières, ayant mené à une chute du transport aérien, priveront Aéroports de Montréal (ADM) de 500 millions de dollars de revenus cette année, soit deux fois plus que prévu en avril, a indiqué l’organisation jeudi en annonçant une nouvelle série de mesures, dont des mises à pied. L’effectif est maintenant de 428 personnes, un recul de 30 % par rapport à l’avant-crise.

Tout en disant devoir « prendre des décisions difficiles », ADM a précisé que les volumes de passagers sont en baisse de 71 % par rapport à 2019 et qu’elle doit par conséquent resserrer le programme de compression de coûts annoncé au printemps, alors que la pandémie faisait déjà des ravages dans le transport aérien.

« La Subvention salariale d’urgence du Canada fut salutaire en permettant le maintien du lien d’emploi des forces vives d’ADM au cours des derniers mois, mais les changements substantiels aux modalités du programme annoncés récemment font qu’il serait trop onéreux pour l’organisation de continuer à y souscrire dans les mêmes proportions », a indiqué l’organisation. Celle-ci plaide notamment pour une « aide gouvernementale spécifique » au secteur du transport aérien.

Sur les 600 employés qu’ADM comptait avant la crise, il y a eu des départs, mais une centaine, surtout temporaires, ont été mis à pied cette semaine.

« Le report des dates d’ouverture des frontières canadiennes et le maintien de la quarantaine obligatoire nous laissent croire qu’il n’y aura pas de reprise du trafic aérien avant le deuxième trimestre de l’année 2021. Évidemment, cette situation représente le pire des scénarios et met une pression financière énorme sur notre organisation », a indiqué le p.-d.g. d’ADM, Philippe Rainville.

Le report des dates d’ouverture des frontières canadiennes et le maintien de la quarantaine obligatoire nous laissent croire qu’il n’y aura pas de reprise du trafic aérien avant le deuxième trimestre de l’année 2021

 

L’entreprise a également précisé jeudi qu’elle suspend tous les travaux de construction qui ne sont pas urgents. « Le projet de construction de la très attendue station du REM se poursuivra uniquement en mode planification, et ce, jusqu’à la conclusion des discussions d’ADM avec les ordres du gouvernement pour un prêt adapté à la situation actuelle. »

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