La Laurentienne retarde son plan de transformation

Dans le cadre de son plan de transformation, la Laurentienne a mis fin aux services au comptoir pour convertir son réseau de succursales vers les services-conseils.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Dans le cadre de son plan de transformation, la Laurentienne a mis fin aux services au comptoir pour convertir son réseau de succursales vers les services-conseils.

Le plan de transformation de la Banque Laurentienne, dont certains effets se font toujours attendre, risque de prendre plus de temps à se concrétiser en raison de la pandémie de COVID-19.

Dans sa présentation aux actionnaires dans le cadre de l’assemblée annuelle mardi, le président et chef de la direction, François Desjardins, a évoqué un retard qui pourrait atteindre un an. « 2020 devait être l’année au cours de laquelle nous allions terminer des initiatives majeures et nous concentrer sur la croissance, une année où le gros du travail prendrait fin, a-t-il fait valoir. Il est désormais raisonnable de s’attendre à ce que les initiatives de transformation soient ralenties ou retardées d’au moins 6 à 12 mois. »

Dans le cadre de son plan de transformation, la Laurentienne a mis fin aux services au comptoir pour convertir son réseau de succursales vers les services-conseils.

À l’instar d’autres entreprises, l’institution financière avait opté pour un format virtuel pour son assemblée annuelle afin de respecter les règles interdisant les rassemblements. L’événement, qui s’est principalement déroulé en anglais, a toutefois été de courte durée. M. Desjardins et le président du conseil d’administration, Michael Mueller, n’ont pas effectué de présentation aux actionnaires. Leurs discours ont tout simplement été publiés sur le site de la banque.

La Laurentienne n’a pas fourni plus de détails sur les aspects du plan de transformation qui seront touchés. « Une mise à jour sera faite lors de la divulgation de nos résultats du deuxième trimestre (le 29 mai) », a répondu une porte-parole, Hélène Soulard, dans un courriel.

En décembre, la Laurentienne avait déjà annoncé qu’elle reportait d’un an, soit à 2022, l’atteinte de certaines cibles de son plan, en justifiant ce retard par des négociations syndicales qui avaient été « difficiles et coûteuses ».