Le profit de la Banque Scotia grimpe à 2,3 milliards

Au cours des quatre dernières années, la Scotia a annoncé sa sortie ou son intention de quitter 19 pays.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Au cours des quatre dernières années, la Scotia a annoncé sa sortie ou son intention de quitter 19 pays.

La Banque Scotia se dit optimiste quant à la réussite de ses projets internationaux, après avoir procédé récemment à une refonte qui l’a vue réduire et simplifier ses activités à l’étranger.

La banque établie à Toronto a passé les derniers mois à réduire son investissement dans TMB Bank Public en Thaïlande et à vendre ses activités à Porto Rico, aux îles Vierges américaines et au Salvador. Ces décisions s’inscrivaient dans le cadre d’un plan de la banque visant à recentrer son empreinte de base. Au cours des quatre dernières années, la Scotia a annoncé sa sortie ou son intention de quitter 19 pays, ce qui comprend la cession de ses activités bancaires dans neuf pays des Caraïbes. Elle a cependant renforcé sa présence en Amérique latine. Le chef de la direction de la Banque Scotia, Brian Porter, considère que le repositionnement était « pratiquement terminé […] Nous sommes aujourd’hui une des principales banques dans les Amériques, avec une étendue concurrentielle et une diversification sur nos six marchés principaux, qui représentent plus de 85 % des bénéfices de la banque ».

Profit en hausse

La Banque Scotia a dévoilé mardi un bénéfice du premier trimestre de quelque 2,33 milliards. En comparaison, elle avait engrangé un profit de près de 2,25 milliards pour la même période un an plus tôt. Son bénéfice par action s’est élevé à 1,84 $ pour le trimestre terminé le 31 janvier, contre 1,71 $ par action un an plus tôt. Les provisions pour pertes sur créances au cours du trimestre ont totalisé 926 millions, en hausse par rapport à 688 millions l’an dernier, alors que la banque révisait sa méthodologie pour ajouter un scénario « encore plus pessimiste ». Sur une base ajustée, la Banque Scotia a gagné 1,83 $ par action au cours du trimestre, contre 1,75 $ par action au même trimestre un an plus tôt.

M. Porter était également satisfait des efforts de la banque dans les services numériques, qui, selon lui, ont « continué de progresser régulièrement » au cours du trimestre. « Nos principaux niveaux d’investissements technologiques continuent de stimuler la croissance des ventes numériques et l’adoption numérique, a-t-il affirmé. Les transactions en succursale continuent de baisser, les clients privilégiant de plus en plus les comptes numériques et mobiles pour les transactions quotidiennes. »

Grâce à ces progrès, la Banque Scotia est sur le point d’atteindre son objectif de réaliser moins de 10 % des transactions dans ses succursales bancaires, ce qui permettra à la banque de se concentrer davantage sur la prestation de services consultatifs à ces endroits.