La Cordée se place à l’abri de ses créanciers

<p>Fondée en 1953 sous la forme d’une coopérative, le détaillant compte quelque 400 employés répartis dans cinq magasins.</p>
Photo: La Cordée

Fondée en 1953 sous la forme d’une coopérative, le détaillant compte quelque 400 employés répartis dans cinq magasins.

Aux prises avec des difficultés financières persistantes, le détaillant d’articles de sport et de plein air La Cordée a décidé de se placer à l’abri de ses créanciers dans l’espoir de se restructurer et de poursuivre ses activités. Parallèlement, l’entreprise a nommé Emmanuelle Ouimet, qui était directrice du marketing depuis août 2019, au poste de présidente-directrice générale de cette entreprise fondée en 1953 sous forme de coopérative.

Ces décisions ont été annoncées aux employés par l’entremise d’une note interne — dont La Presse canadienne a obtenu copie — signée par la présidente du conseil d’administration de l’entreprise, Louise Bernard. « Nous sommes forcés de constater que La Cordée, telle qu’elle est aujourd’hui, n’est plus adaptée aux attentes des consommateurs de plein air, peut-on lire. En conséquence, nous faisons face depuis quelques mois à une situation financière difficile. » Aucun chiffre n’était évoqué dans la lettre. Le syndic au dossier est MNP.

La Cordée compte quelque 400 employés répartis dans cinq magasins, dont l’enseigne La Vie Sportive, à Québec, acquise en 2018. L’entreprise exploite également deux boutiques sur l’île de Montréal, deux autres à Laval et une à Longueuil.

Mme Bernard explique que la direction a « entamé un processus de transformation stratégique avec le soutien d’experts », sans toutefois indiquer si cela pourrait se traduire, par exemple, par des pertes d’emplois et des fermetures de boutiques. Aucun licenciement n’a été annoncé. « Nous sommes persuadés que nous serons en mesure de redresser la situation et de remettre La Cordée sur le chemin de la rentabilité », a écrit la présidente du conseil d’administration dans sa lettre aux employés.

Les deux magasins La Cordée montréalais sont syndiqués depuis octobre dernier. Environ 100 employés représentés par le Syndicat des travailleuses et travailleurs du commerce (CSN) étaient en train de négocier un premier contrat de travail. « Ils ne sont pas surpris, a expliqué le président syndical David Bergeron Cyr. L’entreprise est gérée comme dans les années 1970. Elle ne va pas chercher le plein potentiel de ses employés. Leur principal atout, c’est l’expérience client. »