Transaction de Bombardier avec Alstom: la France confiante

Montréal abritera le siège social des Amériques d’Alstom.
Photo: Hauke-Christian Dittrich Agence France-Presse Montréal abritera le siège social des Amériques d’Alstom.

Alstom et le gouvernement français se réjouissent de la transaction permettant l’acquisition de Bombardier Transport. Le géant ferroviaire évoque la complémentarité et écarte toute menace sur l’emploi.

« Bombardier Transport apportera à Alstom une présence géographique et une empreinte industrielle complémentaires sur des marchés en croissance, ainsi que des plateformes technologiques supplémentaires », écrit Alstom dans son communiqué. « Cette acquisition renforcera notre présence internationale ainsi que notre capacité à répondre à la demande toujours plus importante de solutions de mobilité durable », a renchéri son p.-d.g., Henri Poupart-Lafarge, qui parle d’« une très belle opération ».

Quant aux intentions d’Alstom en ce qui concerne le Québec, la Caisse de dépôt a annoncé que Montréal abritera son siège social des Amériques. « Nous développerons davantage la présence historique de Bombardier Transport au Québec, en nous appuyant sur les forces bien établies du Québec en matière d’innovation et de mobilité durable », ajoute le p.-d.g., qui se dit au passage heureux d’accueillir la Caisse de dépôt et placement comme nouvel actionnaire à long terme.

En France, où les deux groupes se retrouvent en situation de quasi-monopole sur le matériel roulant, « il n’y a pas du tout d’idée de restructurations ou de menace sur l’emploi dans cette acquisition, bien au contraire », a insisté Henri Poupart-Lafarge. « Ce n’est pas une fusion défensive dans laquelle nous essaierions de gagner des synergies de coûts par des restructurations ; c’est une fusion offensive dans un marché en croissance », a-t-il précisé, tout en n’écartant pas de possibles « adaptations ponctuelles », selon l’Agence France-Presse.

Le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, doit s’entretenir mardi avec la vice-présidente de la Commission européenne, Margrethe Vestager. Il a, d’entrée de jeu, salué la transaction. « Le gouvernement veillera à ce que cette opération soit créatrice de valeur pour l’industrie française et européenne ainsi que pour les salariés d’Alstom, de Bombarder et de leurs sous-traitants », a ajouté le ministre, qui a situé l’acquisition dans le contexte de « renforcement nécessaire de l’industrie ferroviaire européenne », peut-on lire dans le texte de l’agence Reuters.