Croissance mondiale en baisse

Malgrè la trêve entre les États-Unis et la Chine, la croissance du PIB chinois cette devrait se maintenir à 6%, contre 6,1% en 2019, puis tomber à 5,8% en 2021.
Photo: Agence France-Presse Malgrè la trêve entre les États-Unis et la Chine, la croissance du PIB chinois cette devrait se maintenir à 6%, contre 6,1% en 2019, puis tomber à 5,8% en 2021.

Si elle se veut un pas dans la bonne direction, la trêve sino-américaine n’empêchera pas l’économie mondiale de croître plus faiblement que prévu.

Le Fonds monétaire international (FMI) a publié une mise à jour de ses prévisions économiques. À l’échelle mondiale, le PIB devrait progresser de 3,3 % en 2020 et de 3,4 % en 2021. S’il s’agit d’une augmentation par rapport à la croissance estimée de 2,9 % en 2019, ces cibles s’inscrivent en baisse de 0,1 point de pourcentage en 2020 et de 0,2 point l’an prochain, par rapport aux prévisions d’octobre du FMI. L’institution soutient que cette croissance, quoique poussive, repose sur la poursuite de l’assouplissement monétaire des banques centrales. Sans relance monétaire, la croissance mondiale aurait été inférieure de 0,5 point de pourcentage tant pour 2019 que pour 2020.

3,3 %
C’est la progression prévue du PIB à l’échelle mondiale en 2020.

Ainsi, l’accord de phase I conclu entre la Chine et les États-Unis se veut une « amélioration de l’état d’esprit ». La trêve devrait ajouter 0,2 point à la croissance du PIB chinois cette année par rapport aux prévisions d’octobre, mais pour se maintenir à 6 %, contre 6,1 % en 2019, puis tomber à 5,8 % en 2021. Aux États-Unis, les effets de la stimulation fiscale étant derrière, la progression du PIB devrait passer de 2,3 % en 2019 à 2 % cette année et à 1,7 % en 2021,

Au Canada, la hausse du PIB devrait être de 1,8 % en 2020 et 2021, inchangée par rapport aux projections d’octobre, contre 1,5 % attendu cette année.

Le FMI avertit cependant que « les risques de dégradation restent considérables ». L’institution mentionne la montée des tensions géopolitiques, notamment entre les États-Unis et l’Iran, et l’intensification des troubles sociaux dans nombre de pays. Les sanctions tarifaires entre les États-Unis et la Chine, mais aussi une détérioration des relations économiques entre Washington et ses principaux partenaires commerciaux, composent cette liste, qui inclut les catastrophes météorologiques. Outre les vies humaines, « le changement climatique à l’origine de la fréquence et de l’intensité accrue de ces catastrophes met déjà en péril la santé et les résultats économiques ».