Nemaska Lithium recrute un spécialiste des restructurations

Nemaska Lithium a justifié ce remaniement en évoquant l’expertise de Jacques Mallette dans le redressement d’entreprises en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers de compagnies.
Photo: Nemaska Lithium Nemaska Lithium a justifié ce remaniement en évoquant l’expertise de Jacques Mallette dans le redressement d’entreprises en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers de compagnies.

Toujours à l’abri de ses créanciers, Nemaska Lithium a décidé de confier la présidence de son conseil d’administration à un ex-dirigeant de Québecor World ayant contribué à la restructuration de cet ancien imprimeur.

Administrateur chez Nemaska depuis un peu moins d’un an, Jacques Mallette prend ainsi la relève de Michel Baril, qui demeure au conseil, a annoncé lundi l’entreprise, qui souhaite achever son projet de mine et d’usine de transformation de lithium.

Nemaska Lithium a justifié ce remaniement en évoquant l’expertise de M. Mallette dans le redressement d’entreprises en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, le qualifiant d’« architecte » de la restructuration de Québecor World, sans toutefois nommer la société, entre 2007 et 2009.

L’ex-imprimeur s’était restructuré en se protégeant de ses créanciers alors que M. Mallette était aux commandes de l’entreprise. Celle-ci a adopté le nom de Worldcolor Press en 2009.

Par voie de communiqué, le nouveau président du conseil d’administration de Nemaska Lithium, qui n’était pas disponible pour accorder des entrevues, a estimé que le projet de la société était d’une « grande importance pour le développement économique du Québec. À ce titre, nous avons à coeur de mener à bien ce projet en temps opportun et dans l’intérêt de toutes les parties prenantes ».

Nemaska Lithium, qui s’est placée à l’abri de ses créanciers le 23 décembre dernier, souhaitait transformer, dans une usine électrochimique à Shawinigan, du minerai de spodumène extrait de la mine Whabouchi — à quelque 300 km au nord de Chibougamau — en sels de lithium à valeur ajoutée. Ces derniers seraient ensuite vendus à des fabricants de matériaux de cathodes destinés aux batteries rechargeables au lithium-ion.