Près de 300 voitures Bombardier retirées du métro de New York

De son côté, Bombardier a affirmé que deux portes de voitures du parc du métro de New York «n’avaient pas fonctionné comme prévu», parce qu’elles n’avaient pas été correctement calibrées par le fournisseur.
Photo: Stephanie Keith / Getty Images / Agence France-Presse De son côté, Bombardier a affirmé que deux portes de voitures du parc du métro de New York «n’avaient pas fonctionné comme prévu», parce qu’elles n’avaient pas été correctement calibrées par le fournisseur.

L’autorité du transport en commun de New York a retiré près de 300 voitures de métro récemment livrées par Bombardier en raison de problèmes de sécurité.

Deux incidents récents « ont soulevé des questions sur le fonctionnement fiable » des portes de la voiture, ce qui a incité l’organisme à retirer les 298 véhicules du réseau mardi soir, a expliqué le président, Andy Byford, dans un communiqué. « Comme documenté, la MTA (Metropolitan Transportation Authority) a repéré des problèmes répétés avec les performances de Bombardier et trouve ce dernier développement inacceptable. Nous avons l’intention de tenir l’entreprise pleinement responsable », a affirmé mercredi M. Byford.

Les incidents n’ont fait aucun blessé et le service de transport en commun de New York a redéployé des voitures de rechange pour desservir l’heure de pointe du matin, a-t-il ajouté. M. Byford, qui a également traité avec Bombardier pendant son mandat à la tête de la Toronto Transit Commission, a brièvement suspendu les livraisons des nouvelles voitures en janvier dernier, invoquant des problèmes logiciels et des problèmes antérieurs avec des ressorts entre les voitures et des portes qui « suintaient l’huile ».

De son côté, Bombardier a affirmé que deux portes de voitures du parc du métro de New York « n’avaient pas fonctionné comme prévu », parce qu’elles n’avaient pas été correctement calibrées par le fournisseur. « Nous inspectons maintenant toutes les voitures R179 et, lorsque nécessaire, nous effectuons des ajustements pour garantir la performance sûre et fiable des portes pour l’ensemble du parc », a affirmé la porte-parole Maryanne Roberts. La société a fait appel à des techniciens supplémentaires pour travailler « 24 heures sur 24 », a-t-elle ajouté.

Contrat de 600 millions $US

Le contrôleur de la ville de New York, Scott Stringer, a critiqué le MTA, qui supervise le transport dans l’État, pour les difficultés liées aux livraisons, qu’il a qualifiées d’« inacceptables ». « Les passagers du métro de New York qui paient la facture du contrat de 600 millions $US du MTA avec Bombardier se sont vu promettre de nouvelles voitures de train dernier cri pour aider à moderniser notre système de transport en difficulté. Maintenant, toutes les voitures qui ont été livrées jusqu’à maintenant ont été retirées du service en raison de problèmes critiques », a affirmé M. Stringer dans un communiqué.

Le mois dernier, le contrôleur a publié une vérification expliquant comment le contrat avait accumulé trois ans de retard, ce qui a coûté des millions de dollars de plus aux contribuables. M. Stringer a noté mercredi que son enquête avait constaté « des échecs répétés à respecter les délais et les exigences contractuels, une mauvaise gestion de projet et des pannes techniques, des défauts structurels qui ont retardé la mise en service des voitures et plusieurs problèmes structurels antérieurs qui ont entraîné la mise hors service de certains de ces trains. »

« Bombardier nous a vendu des “citrons”. Les usagers ont besoin de la MTA pour gérer ces contrats dès le début — avant que les trains ne déraillent », a-t-il déclaré.