Profits de 840 M$ en six mois au Fonds FTQ

Durant la dernière décennie, le Fonds FTQ a vu la valeur de son action doubler, de 23,51 $ à 46,20 $, et son actif net se gonfler de 7 milliards à 16,7 milliards.
Photo: Michael Monnier Archives Le Devoir Durant la dernière décennie, le Fonds FTQ a vu la valeur de son action doubler, de 23,51 $ à 46,20 $, et son actif net se gonfler de 7 milliards à 16,7 milliards.

Le Fonds de solidarité FTQ a engrangé des profits de 840 millions en six mois, contribuant à porter son actif net à plus de 16,7 milliards.

Bouclé le 30 novembre dernier, le premier semestre de l’exercice financier a ainsi enregistré un rendement de 5,2 %, a rapporté le fonds de travailleurs mardi. La valeur de l’action s’élève désormais à 46,20 $, soit 11 % de plus qu’à pareille date l’an dernier.

On se disait, au Fonds FTQ, « très satisfait » de ces résultats, d’autant plus que le rendement a été meilleur encore du côté de l’investissement dans les entreprises québécoises. « Avec un rendement de 5,6 % au cours des six premiers mois de l’exercice, la performance du portefeuille du Fonds de solidarité FTQ dans les entreprises québécoises démontre que celles-ci continuent de profiter de la croissance économique », a déclaré, dans un communiqué, son président et chef de la direction, Gaétan Morin.

Son organisation n’est pas peu fière d’avoir investi dans des entreprises aussi diversifiées que Les Fermes Lufa, une compagnie montréalaise connue pour ses serres sur toit, la société Coveo Solutions, spécialisée en intelligence artificielle, ou encore le fabricant d’équipements de lourds Forages M. Rouiller d’Amos. Plus récemment, le Fonds FTQ s’est aussi associé au Mouvement Desjardins et à un autre fonds de travailleurs, Fondaction CSN, pour aider à sauver de la faillite les quotidiens du Groupe Capitales Médias.

Avec un rendement de 5,6 % au cours des six premiers mois de l’exercice, la performance du portefeuille du Fonds de solidarité FTQ dans les entreprises québécoises démontre que celles-ci continuent de profiter de la croissance économique

Les rendements composés annuels à l’actionnaire du Fonds — qui ne tiennent pas compte des crédits d’impôt propres aux fonds de travailleurs — s’élèvent ainsi à 11 % pour un an, à 8,6 % pour trois ans, à 8,1 % pour cinq ans et à 7 % pour dix ans. Durant cette même décennie, le Fonds a vu la valeur de son action doubler, de 23,51 $ à 46,20 $, son actif net se gonfler de 7 milliards à 16,7 milliards, le nombre de ses « entreprises partenaires » passer de 2000 à 3100 et son actionnariat grossir de 570 000 à plus de 700 000 actionnaires.

« Avec un nombre pareil, on peut dire que plus d’un travailleur québécois sur sept est actionnaire du Fonds de solidarité, ce qui est quand même la preuve de notre succès dans cette mission, qu’on s’est donnée dès le départ, d’encourager leur épargne-retraite », s’est félicité en entretien téléphonique au Devoir jeudi le porte-parole du Fonds, Patrick McQuilken.

Ce dernier s’est bien défendu d’avoir choisi de dévoiler les résultats de son organisation un 31 décembre — plutôt qu’un 5 janvier, comme l’année passée — pour passer le plus inaperçu possible. « Avec des résultats comme ceux-là, on voudrait faire tout le contraire. » Non, a-t-il expliqué, si on a choisi et annoncé cette date, il y a plusieurs mois déjà, c’est pour se coller aux pratiques en vigueur dans le monde des fonds communs de placement qui cherchent à publier leurs résultats en même temps que s’achève l’année.