Profit record à la Nationale, en recul à la Royale

La Banque Nationale a dit avoir connu une «très bonne année» en ce qui a trait à l’acquisition nette de clients.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir La Banque Nationale a dit avoir connu une «très bonne année» en ce qui a trait à l’acquisition nette de clients.

La Banque Nationale a connu une bonne année, lui permettant d’engranger des profits records. La sixième banque en importance au pays a conclu l’exercice en affichant un bénéfice net de 2,3 milliards, ou 6,34 $ par action, en hausse de 4 % par rapport à l’année financière 2018. La Banque a continué de profiter de la bonne teneur de l’économie du Québec, son principal marché.

Sans fournir de données précises sur son nombre de clients, la Nationale a dit avoir connu une « très bonne année » en ce qui a trait à l’acquisition nette de clients et croit que cette tendance devrait se maintenir. Interrogé par les analystes quant à savoir si la banque profitait des difficultés qui affligent ses concurrents québécois, le président et chef de la direction, Louis Vachon, a évité la question en estimant que cela était plutôt attribuable à une multitude de facteurs. Le premier vice-président à la direction, entreprises et assurances, Stéphane Achard, qui est un ancien haut dirigeant de Desjardins, est toutefois allé un peu plus loin. « Beaucoup de clients se sont tournés vers nous pour ouvrir un compte dans la foulée de la situation dans laquelle se trouve notre concurrent au Québec en matière d’enjeux de sécurité », a-t-il dit à un analyste.

En excluant les éléments non récurrents, la Nationale a engrangé des profits annuels de 2,33 milliards, ou 6,36 $ par action, en hausse de 4 % par rapport à 2018. La Nationale a également relevé de 3 ¢ son dividende trimestriel, qui passera à 71 ¢ par action.

Banque Royale

Pour sa part, la Banque Royale s’attend à faire face l’an prochain à l’incertitude entourant l’orientation des taux d’intérêt, mais elle croit être bien préparée pour gagner des parts de marché. L’institution publiait, dans la foulée, un bénéfice du quatrième trimestre en légère baisse, un recul qui s’explique en partie par les déclins des divisions des marchés des capitaux et d’assurance, ainsi que par une augmentation des provisions pour pertes sur créances dans les services bancaires, la gestion de patrimoine et les marchés des capitaux. En outre, le bénéfice net de la division des services aux investisseurs et de trésorerie a diminué de 71 %, soit une baisse de 110 millions, pour s’établir à 45 millions au quatrième trimestre, principalement en raison des indemnités de départ et des coûts associés au repositionnement de l’entreprise.

La Banque Royale a affiché un bénéfice de près de 3,21 milliards, ou 2,18 $ par action, pour le trimestre clos le 31 octobre, en baisse par rapport à celui de 3,25 milliards, ou 2,20 $ par action, pour le même trimestre l’an dernier. Le total des provisions pour pertes sur créances de la Royale s’est établi à 499 millions, contre 353 millions un an plus tôt.