La Grèce, alliée de Pékin pour son développement

Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, à gauche, accueille le président chinois Xi Jinping, à droite, avant leur réunion à Maximos Mansion à Athènes, lundi dernier.
Photo: Thanassis Stavrakis Associated Press Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, à gauche, accueille le président chinois Xi Jinping, à droite, avant leur réunion à Maximos Mansion à Athènes, lundi dernier.

La Grèce est « l’alliée naturelle » de la Chine dans ses projets de développement commercial à travers le monde, a déclaré lundi le président chinois Xi Jinping, lors d’une visite d’État à Athènes.

« La Chine et la Grèce se perçoivent comme des alliés naturels dans le développement des “nouvelles routes de la soie”», a déclaré Xi Jinping, aux côtés du premier ministre grec, le conservateur Kyriakos Mitsotakis.

Athènes soutient le vaste projet de Pékin, dit des « nouvelles routes de la soie », visant à relier la Chine au reste de l’Asie, l’Europe et l’Afrique grâce à un programme d’investissements de 906 milliards d’euros dans un important réseau d’infrastructures portuaires, ferroviaires, industrielles et aéroportuaires.

Au total, seize accords devaient être signés au cours de cette visite officielle de trois jours, dans les domaines de l’énergie, la marine marchande, l’exportation de produits agricoles ainsi qu’un accord sur l’extradition, selon une source gouvernementale grecque.

Une agence bancaire

Dans le secteur bancaire, une agence de la Banque de Chine, quatrième mondiale, sera créée en Grèce ainsi qu’un bureau de représentation de la banque commerciale et industrielle de Chine (ICBC), en présence de son président Chen Siqing, selon une source gouvernementale grecque.

« La route ouverte va devenir très vite une autoroute », s’est réjoui Kyriakos Mitsotakis dont l’objectif depuis son élection de juillet est d’attirer des investissements étrangers en vue de renforcer la croissance grecque après la crise de la dette (2010-2018).

« La Chine mise sur la position géostratégique du pays », a-t-il estimé.

Les Chinois « sont venus en Grèce et ont investi au moment où d’autres sont restés à l’écart », s’était félicité le ministre des Affaires étrangères Nikos Dendias.

Le chef d’État chinois devait ensuite se rendre sur le port du Pirée, dont les trois terminaux ont été cédés au géant du transport maritime chinois Cosco. « Le Pirée va devenir un point de transit entre la Grèce et l’Asie […], la porte principale vers et depuis l’Asie », a estimé Kyriakos Mitsotakis.