WeWork reporte son entrée en Bourse

WeWork devait démarrer la veille la tournée de promotion de l’entreprise auprès de potentiels investisseurs pour un baptême du feu la semaine du 23 septembre sur le Nasdaq.
Photo: Mandel Ngan Agence France-Presse WeWork devait démarrer la veille la tournée de promotion de l’entreprise auprès de potentiels investisseurs pour un baptême du feu la semaine du 23 septembre sur le Nasdaq.

Déçu par un accueil froid des marchés, WeWork, qui a lancé une véritable révolution des bureaux partagés et dont les pratiques comptables sont controversées, a décidé de repousser son introduction en Bourse « d’ici à la fin de l’année ».

« The We Company attend avec impatience sa prochaine introduction en Bourse, que nous espérons effectuer d’ici la fin de l’année », a déclaré la maison mère de WeWork, confirmant des informations de l’AFP.

Un peu plus tôt, une source sous couvert d’anonymat avait indiqué que l’entreprise allait probablement repousser l’opération à octobre, voire plus tard.

Créé en 2010 à New York, WeWork n’a pas donné les raisons de ce report, mais d’après la même source proche du dossier de nombreux investisseurs s’interrogent sur la valeur de l’entreprise, passée de 47 milliards de dollars lors de la dernière collecte de fonds en début d’année à moins de 20 milliards la semaine dernière.

WeWork devait démarrer la veille la tournée de promotion de l’entreprise auprès de potentiels investisseurs (roadshow) pour un baptême du feu la semaine du 23 septembre sur le Nasdaq. La société compte y faire échanger ses titres sous le symbole boursier « WE ».

Ce report traduit les difficultés de WeWork à apaiser les craintes des marchés à la fois sur son modèle économique et sa gouvernance.

Il montre aussi les difficultés qu’ont désormais les licornes, ces jeunes pousses technologiques dont la valeur a dépassé le milliard de dollars bien avant leur entrée en Bourse, à séduire des marchés un peu plus regardants.

Le groupe japonais Softbank, un des gros actionnaires de WeWork, poussait pour un report et envisageait d’investir 1 milliard de plus dans l’entreprise, selon des sources bancaires. Soutenu par l’Arabie saoudite, il a déjà investi un peu plus de 10 milliards dans WeWork.