Transat affiche des résultats en hausse

Les revenus de Transat ont progressé de 5,2 %, à 698,9 millions. «Cette augmentation est attribuable à la hausse des prix de vente moyens et des coefficients d’occupation sur l’ensemble des marchés», précise le transporteur.
Photo: Andrew Thomas CC Les revenus de Transat ont progressé de 5,2 %, à 698,9 millions. «Cette augmentation est attribuable à la hausse des prix de vente moyens et des coefficients d’occupation sur l’ensemble des marchés», précise le transporteur.

Les frais liés à son éventuelle acquisition par Air Canada ont mené Transat A.T. à inscrire une perte au terme de son troisième trimestre. Le voyagiste a toutefois retrouvé la rentabilité dans son exploitation principale.

Au terme du troisième trimestre clos le 31 juillet, Transat a comptabilisé une perte nette de 11 millions, ou de 29 ¢ par action, contre 5 millions, ou 13 ¢ l’action, au trimestre correspondant de 2018. Le voyagiste québécois explique que cette perte attribuable aux actionnaires comprend des honoraires professionnels de 6 millions et des charges de rémunération de 7,7 millions découlant de la forte hausse du cours de l’action en lien avec l’acquisition projetée de Transat par Air Canada. Sans ces éléments, les résultats d’exploitation ont généré un bénéfice net ajusté de 5,7 millions, ou de 15 ¢ par action, contre une perte de 5 millions, ou de 13 ¢ l’action, un an plus tôt.

Les revenus de Transat ont progressé de 5,2 %, à 698,9 millions. « Cette augmentation est attribuable à la hausse des prix de vente moyens et des coefficients d’occupation sur l’ensemble des marchés », précise Transat, qui ajoute que le nombre de voyageurs sur l’Atlantique, son principal marché estival, était en hausse de 4,3 %.

Au cumul après neuf mois, ses revenus atteignaient 2,2 milliards, en hausse de 2,9 % par rapport aux neuf premiers mois de 2018. Cette période a cependant été déficitaire, la perte nette ajustée étant de 36,6 millions, ou de 98 ¢ par action, contre 37,7 millions, ou 1,01 $ l’action. Outre les frais liés à son acquisition probable, « la hausse des prix du carburant, combinée à la dépréciation du dollar en regard du dollar américain, ainsi que les coûts supplémentaires liés à la transition et à l’optimisation de la flotte d’aéronefs de la société ont été globalement supérieurs à la hausse des prix de vente moyens des forfaits durant la saison d’hiver », a-t-elle expliqué.

Le nombre de voyageurs a crû de 2,8 % sur le marché des destinations soleil. Ce marché a toutefois vu sa hausse des revenus subir les effets d’une plus grande proportion de vols vendus sans portion terrestre, « qui génèrent des revenus unitaires moins élevés que les forfaits ». Par contre, au troisième trimestre, « plus de voyageurs ont choisi de réserver des vols de dernière minute, qui coûtent généralement plus cher que les réservations à long terme », a indiqué aux analystes la cheffe de l’exploitation, Annick Guérard.

Au 31 juillet, la trésorerie et les équivalents atteignaient 723,8 millions, contre 867,2 millions un an plus tôt, les 76 millions versés pour l’achat d’un terrain au Mexique avec pour objectif initial d’y construire un hôtel expliquant une grosse partie de l’écart. Une incursion hôtelière qu’Air Canada ne semble pas retenir.