Huawei abolit 600 emplois aux États-Unis

Huawei a pris une tête d’avance sur ses concurrents dans la nouvelle génération de technologie de télécommunications 5G.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Huawei a pris une tête d’avance sur ses concurrents dans la nouvelle génération de technologie de télécommunications 5G.

Le géant chinois des télécoms Huawei a indiqué mardi qu’il allait supprimer plus de 600 emplois aux États-Unis à la suite de « la réduction des opérations » causée par les sanctions de Washington.

Les licenciements auront lieu dans la filiale de recherche et développement Futurewei Technologies, dont le siège se trouve au Texas, d’après un communiqué de Huawei reçu par courriel.

D’après l’agence Bloomberg, Futurewei emploie plus de 750 personnes. Le groupe emploie plus de 180 000 personnes au total dans 170 pays. « Des décisions comme celle-ci ne sont jamais faciles à prendre. Des employés admissibles se verront offrir des indemnités de départ », déclare le communiqué.

Washington accuse Huawei de travailler avec le gouvernement chinois et ses services de renseignement et de poser ainsi des risques pour la sécurité nationale américaine, ce que Huawei dément.

En mai, dans un contexte de guerre commerciale entre Pékin et Washington, M. Trump a signé un décret visant principalement Huawei, l’empêchant de fait de commercer avec les entreprises américaines, bien qu’une licence temporaire ait été délivrée peu après.

180 000
C’est le nombre de personnes qu’emploie Huawei dans le monde.

Après un sommet entre le président américain et son homologue chinois, Xi Jinping, à Osaka fin juin, le gouvernement a toutefois desserré quelque peu l’étau en permettant à des entreprises américaines de vendre des puces électroniques à Huawei, à condition qu’elles ne présentent pas de danger pour la sécurité nationale.

Huawei, qui a pris une tête d’avance sur ses concurrents dans la nouvelle génération de technologie de télécommunications 5G, n’a pas le droit de mettre en place des réseaux l’utilisant aux États-Unis, et le gouvernement Trump tente de convaincre ses alliés de lui imposer les mêmes restrictions.

Le Washington Post a par ailleurs rapporté cette semaine que Huawei a secrètement aidé la Corée du Nord à bâtir et à entretenir son réseau de téléphonie mobile. Si ces faits étaient confirmés, Huawei, qui utilise des technologies américaines dans ses composants, pourrait avoir enfreint les limites imposées par Washington aux exportations vers le régime de Pyongyang.