Le nouveau programme d’aide aux premiers acheteurs en vigueur en septembre

Le gouvernement fédéral a rappelé que, pour être admissible à l’aide, un ménage doit avoir un revenu combiné n’excédant pas 120 000$.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Le gouvernement fédéral a rappelé que, pour être admissible à l’aide, un ménage doit avoir un revenu combiné n’excédant pas 120 000$.

L’aide aux premiers acheteurs annoncée dans le plus récent budget fédéral entrera en vigueur le 2 septembre et donnera lieu à une première transaction le 1er novembre, a indiqué Ottawa lundi en confirmant d’autres modalités du programme.

Dévoilé en mars par le ministre des Finances, le programme, qui vise à faciliter l’accès au logement pour des ménages de classe moyenne, permet d’emprunter 10 % du prix d’achat d’une nouvelle propriété (5 % pour une propriété existante) pour hausser la mise de fonds. Aucun versement mensuel ne sera exigé sur le prêt, qui sera par ailleurs sans intérêt.

Ottawa avait alors indiqué que le remboursement pourrait se faire seulement à la revente. Or dans l’annonce formelle lundi, le gouvernement a précisé que les participants au programme devront quand même effectuer un remboursement au bout de 25 ans.

Le gouvernement fédéral, dont le programme avait été bien reçu par le milieu immobilier, a également rappelé que, pour être admissible à l’aide, un ménage doit avoir un revenu combiné n’excédant pas 120 000 $. « Cependant, le prêt hypothécaire assuré du participant et le montant de l’incitatif ne peuvent pas représenter plus de quatre fois le revenu annuel admissible du ménage », a précisé Ottawa.

Les économies sont estimées à 114 $ par mois pour un ménage faisant l’acquisition d’une propriété de 200 000 $, et à 286 $ par mois pour une résidence de 500 000 $.

10%
C’est la part du prix d’achat d’une nouvelle propriété (5% pour une propriété existante) que le programme permet d’emprunter afin de hausser la mise de fonds.

Après l’annonce, des analystes du milieu immobilier avaient estimé que la baisse du coût des mensualités pourrait avoir pour effet de stimuler l’accès à la propriété au Québec. Selon des données publiées l’an dernier par l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), le taux de propriété se situait alors à 61,3 %, environ six points de pourcentage de moins que la moyenne pancanadienne.

Lors du budget, le ministre des Finances, Bill Morneau, avait également annoncé que le montant pouvant être retiré d’un REER passerait de 25 000 $ à 30 000 $. La popularité de ce régime est en baisse depuis quelques années, même si le montant des retraits a augmenté, selon la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ).

La FCIQ a récemment signalé que les prix au Québec ont augmenté de 3 % au premier trimestre de 2019 par rapport à l’an dernier. Le nombre de ventes a augmenté de 8 %.

À Montréal, le prix médian d’une copriété à la fin de 2018 était de 267 000 $, en hausse de 4 % sur un an, par rapport à 330 000 $ (+5 %) pour une unifamiliale. À Québec, où le marché est plus axé sur les maisons unifamiliales, le prix médian de celles-ci s’est établi en hausse de 2 % à 255 000 $.