Les prévisions de ventes revues à la hausse pour 2019

Le prix moyen national d’une maison vendue en mai était proche de 508 000$, en hausse de 1,8% par rapport à l’année dernière.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Le prix moyen national d’une maison vendue en mai était proche de 508 000$, en hausse de 1,8% par rapport à l’année dernière.

L’Association canadienne de l’immeuble (ACI) a revu à la hausse ses prévisions de ventes de logements pour 2019, qui devraient maintenant afficher une légère amélioration par rapport à l’année dernière.

Selon l’ACI, les ventes de maisons devraient augmenter de 1,2 % par rapport à l’année dernière pour se chiffrer à 463 000 unités en 2019. Ses prévisions précédentes misaient sur un déclin de 1,6 % cette année.

 
1,2 %
C’est le taux d’augmentation des ventes de maisons par rapport à l’an dernier.

Outre ses perspectives, l’ACI dévoilait vendredi les chiffres sur les ventes réalisées en mai, lesquelles ont progressé de 6,7 % par rapport au même mois en 2018. Il s’agit de la plus forte croissance d’une année à l’autre depuis 2016. Sur une base mensuelle, les ventes réalisées en mai par l’intermédiaire du service interagences ont augmenté de 1,9 %.

« Défiant la morosité, le marché de l’habitation canadien reprend progressivement de la vigueur, alimenté par la baisse des taux d’intérêt à long terme et les gains de population les plus rapides en une génération », a noté l’économiste en chef de la Banque de Montréal, Doug Porter, dans un rapport. L’amélioration des ventes a été alimentée par la région du Grand Toronto, qui a été responsable de près de la moitié de l’augmentation d’ensemble. « Ce rebond dans les ventes a permis au marché du Grand Toronto de retrouver un meilleur équilibre et a contribué à la hausse des prix à un rythme modéré », a souligné M. Porter.

Hausse des prix

Le prix moyen national d’une maison vendue en mai était proche de 508 000 $, en hausse de 1,8 % par rapport à l’année dernière. En excluant les régions métropolitaines de Vancouver et de Toronto, deux des marchés les plus dispendieux du pays, le prix moyen s’est établi à un peu moins de 397 000 $.

Les ventes de logements ont ralenti l’an dernier après la mise en place de nouvelles règles relatives aux simulations de crise des hypothèques et de la hausse des taux d’intérêt hypothécaires. Toutefois, les ventes se sont améliorées ces derniers mois, les taux hypothécaires ayant eu tendance à baisser et l’économie montrant des signes de rebond après la faiblesse de la fin 2018 et du début de 2019.

L’ACI a également souligné plusieurs modifications contenues dans le budget fédéral cette année afin d’aider les acheteurs potentiels. Le budget dévoilé ce printemps a relevé le plafond des retraits individuels dans un REER dans le cadre du Régime d’accession à la propriété. Il a en outre annoncé la mise en place d’un incitatif à l’achat d’une première propriété qui verra le gouvernement fédéral financer une partie de l’achat d’une habitation en échange d’une participation dans la valeur de la maison.

Toutefois, l’ACI a précisé que le niveau d’ensemble des ventes de maisons devrait rester inférieur à ce qu’il était ces dernières années et a souligné que ses perspectives pour 2019 étaient inférieures à la moyenne décennale et nettement en deçà du record établi en 2016, année pendant laquelle près de 540 000 logements avaient été vendus.

Dans les différentes régions, l’association a indiqué que les ventes du Québec devraient augmenter de 7,7 %. Les ventes ontariennes devraient progresser de 3,9 %.

Le prix moyen national devrait diminuer d’environ 0,6 %, pour s’établir à environ 485 000 $ cette année, après avoir diminué de 4,1 % en 2018.