Les libéraux jettent les bases de la ratification du nouvel ALENA

Selon la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, la levée complète des tarifs douaniers américains sur l’acier et l’aluminium du Canada a ouvert la voie à l’approbation officielle de l’accord.
Photo: Tijana Martin La Presse canadienne Selon la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, la levée complète des tarifs douaniers américains sur l’acier et l’aluminium du Canada a ouvert la voie à l’approbation officielle de l’accord.

Le gouvernement fédéral a franchi lundi un pas de plus vers la ratification du nouvel accord de libre-échange nord-américain par le Parlement. La ministre Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a présenté à la Chambre des communes une motion de voies et moyens visant à jeter les bases de l’adoption du nouveau pacte.

Selon Mme Freeland, la levée complète des tarifs américains sur l’acier et l’aluminium importés du Canada a ouvert la voie à l’approbation officielle du nouvel accord. Elle a affirmé que le Canada irait de pair avec les États-Unis en ratifiant l’accord, dans la mesure du possible.

Mme Freeland a dit qu’elle rencontrerait bientôt ses collègues du cabinet pour les tenir au courant des projets de législation nécessaires à la ratification du nouveau pacte commercial continental signé en novembre par le Canada, les États-Unis et le Mexique.

Le vice-président américain, Mike Pence, sera de passage à Ottawa, jeudi. Il devrait discuter avec le premier ministre Justin Trudeau et Mme Freeland sur la voie législative à suivre dans chacun des deux pays.

Le 17 mai, le Canada et les États-Unis concluaient une entente dans cette querelle provoquée il y a presque un an par la décision de Donald Trump d’imposer un tarif de 25 % sur les importations aux États-Unis d’acier canadien. Les importations d’aluminium canadien subissaient pour leur part un tarif de 10 %.

L’entente prévoit la suppression totale et permanente des tarifs douaniers sur les importations d’aluminium en provenance du Canada, ainsi qu’un engagement commun avec le Canada et le Mexique de traiter les problèmes potentiels de transbordement, de dumping ou de subventions, ainsi que les augmentations soudaines de produits importés pouvant affecter la chaîne de valeur nord-américaine.

Au départ, les États-Unis avaient voulu utiliser la menace de ces tarifs comme jeton de négociation de l’ACEUM, une nouvelle version de l’ALENA. Puis, une fois l’entente signée, c’était au tour du Canada de laisser entendre qu’elle ne serait pas ratifiée tant que Washington imposerait ses tarifs douaniers.

Avec Le Devoir