Le froid a profité à Hydro-Québec

Les deux tiers des profits sont imputables au temps froid de l’hiver 2019.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Les deux tiers des profits sont imputables au temps froid de l’hiver 2019.

Hydro-Québec vient donner raison aux Québécois qui se sont plaints d’un hiver froid. Les résultats du premier trimestre de la société d’État révèlent un bénéfice net de 1,77 milliard, une hausse de 130 millions ou 8 % par rapport à la même période l’an dernier.

Les ventes nettes de la société d’État démontrent par ailleurs clairement l’effet du temps froid de l’hiver dernier. Celles-ci ont atteint 4,58 milliards, une augmentation de 307 millions par rapport à la même période l’an dernier, dont 278 millions proviennent du marché québécois, le reste de la croissance étant imputable aux exportations. Or, au Québec seulement, Hydro évalue que les 187 millions d’accroissement de ses ventes sont attribuables à l’effet des températures plus froides, ce qui représente 67 % de l’augmentation des ventes sur le marché intérieur et 61 % de l’augmentation totale des ventes.

 
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Hydro évalue que les 187 millions d’accroissement de ses ventes sont attribuables à l’effet des températures plus froides, ce qui représente 67% de l’augmentation des ventes.

Le volume total de ventes d’Hydro-Québec durant cette période atteint 65,4 TWh, tout près du record historique de 65,7 TWh établi durant les trois premiers mois de 2015. De même, les exportations étaient aussi en hausse pour atteindre 10 TWh, là aussi tout près du record, établi en 2017 celui-là, de 10,1 TWh. Les exportations nettes ont rapporté 515 millions à Hydro-Québec, en hausse de 29 millions par rapport à la même période en 2018. Dans ce cas, la hausse du revenu est imputable à la fois à une augmentation de volume, qui représente un gain de 8 millions, mais aussi et surtout à de meilleurs prix sur le marché, soit une moyenne de 5,1 ¢ du kilowatt/heure (kWh) comparativement à 4,9 ¢ obtenu en 2018, ce qui a ajouté 21 millions au chiffre de ventes.

La persistance du temps froid cet hiver a aussi un autre effet sur les activités de la société d’État, soit de maintenir les réservoirs derrière les grands barrages à un niveau très élevé. « Nos barrages sont pleins, confie le vice-président exécutif et chef de la direction financière Jean-Hugues Lafleur. On a encore des surplus cette année. On ne sait pas exactement quel est le niveau, si on va avoir à déverser cette année. […] Notre projection la plus récente, en fait, c’est qu’on aurait 141 TWh dans nos barrages en ce moment », précise le gestionnaire.