CGI voit des occasions dans le Brexit

La taille de CGI au Royaume-Uni a considérablement augmenté depuis 2012, lorsque l’entreprise a réalisé l’acquisition de la firme britanno-néerlandaise Logica.
Photo: MTL Skyline / CC La taille de CGI au Royaume-Uni a considérablement augmenté depuis 2012, lorsque l’entreprise a réalisé l’acquisition de la firme britanno-néerlandaise Logica.

La tourmente entourant le Brexit ainsi qu’un potentiel ralentissement économique pourraient se traduire par de nouvelles occasions de croissance pour Groupe CGI, estime son président et chef de la direction.

Selon George Schindler, le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, qui approche à grands pas, et la conjoncture économique risquent d’inciter les gouvernements et les entreprises à accroître leur efficacité. Au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne en marge de l’assemblée annuelle de l’entreprise mercredi, il a ajouté que dès qu’il y a du changement, il y a un besoin pour de l’accompagnement technologique.

La taille de CGI au Royaume-Uni a considérablement augmenté depuis 2012, lorsque l’entreprise a réalisé l’acquisition de la firme britanno-néerlandaise Logica. L’an dernier, la société montréalaise a généré 12 % de son chiffre d’affaires, soit environ 1,3 milliard, dans cette région.

En ce qui a trait au contexte économique mondial, le président exécutif et fondateur de CGI, Serge Godin, a expliqué que l’entreprise avait eu tendance à croître plus rapidement lors des périodes d’incertitude économique depuis sa création en 1976. « Les compagnies veulent réduire leurs coûts. Environ 50 % de nos revenus proviennent de contrats de sous-traitance. Cela signifie que nous représentons une solution pour ces entreprises. »

M. Schindler a également minimisé l’impact financier, pour CGI, de la paralysie du gouvernement américain — qui a débuté le 22 décembre dernier et s’est poursuivie pendant 35 jours. À son avis, seulement environ 5 % des activités de l’entreprise ont été affectées par cette situation. Les États-Unis ont représenté l’an dernier 28 % des revenus de l’entreprise, qui ont été de 11,5 milliards. Les recettes attribuables au gouvernement fédéral américain se sont chiffrées à 1,5 milliard.

Pour la période de trois mois terminée le 31 décembre, CGI a affiché un bénéfice net de 311,5 millions, ou 1,11 $ par action, en progression d’environ 9,2 % sur un an. Les revenus se sont chiffrés à 2,96 milliards, contre 2,82 milliards lors du premier trimestre de l’exercice précédent. Abstraction faite des éléments non récurrents, le bénéfice ajusté de CGI a grimpé de 9,3 % pour s’établir à 314,7 millions, ou 1,12 $ par action. À la fin du premier trimestre, le carnet de commandes de CGI totalisait 23,34 milliards, une hausse de 2,23 milliards par rapport à l’an dernier.