L’union d’Alstom et de Siemens pourrait dérailler

Bruxelles — La Commission européenne a décidé vendredi d’examiner l’union du français Alstom avec l’allemand Siemens, qui espèrent créer un nouveau géant européen du rail au début de 2019. Annoncée en septembre dernier, cette fusion historique permettrait aux deux entreprises de tenir tête au chinois CRRC et à Bombardier. Mais la Commission craint que cette « concentration ne réduise la concurrence pour la fourniture de plusieurs types de trains et de systèmes de signalisation », explique-t-elle dans un communiqué. Par conséquent, Bruxelles compte examiner si ce projet « priverait les opérateurs ferroviaires européens d’un choix de fournisseurs et de produits innovants et conduirait à une hausse des prix » qui pourrait par ricochet porter préjudice aux clients passagers.