Larguée par un important actionnaire, Valeant voit son titre plonger

Valeant a brièvement été la plus grande société canadienne au chapitre de la valeur boursière à l’été 2015 avant de voir sa réputation être entachée en raison d’une série de controverses.
Photo: Richard Drew Associated Press Valeant a brièvement été la plus grande société canadienne au chapitre de la valeur boursière à l’été 2015 avant de voir sa réputation être entachée en raison d’une série de controverses.

Le titre de Valeant Pharmaceuticals s’est transigé à son niveau le plus bas en plus de sept ans, mardi, après que la controversée pharmaceutique eut été larguée par l’un de ses plus importants actionnaires.

Il s’agit d’une autre tuile pour la société établie à Laval, qui a brièvement été la plus grande société canadienne au chapitre de la valeur boursière à l’été 2015 avant de voir sa réputation être entachée en raison d’une série de controverses.

À la Bourse de Toronto, l’action de Valeant s’est négociée à 14,15 $ en début de séance, en baisse d’environ 13 % par rapport à son cours de clôture la veille et à son plus bas niveau depuis janvier 2009. Elle a finalement clôturé à 14,59 $, en recul de 1,62 $, soit 10 %.

La veille, Pershing Square Capital avait jeté l’éponge en annonçant avoir liquidé sa position dans l’entreprise afin d’inscrire une importante perte fiscale. Le fonds new-yorkais dirigé par le milliardaire Bill Ackman a déjà été le plus important actionnaire de Valeant en plus d’être l’un de ses plus ardents défenseurs.

M. Ackman estimait que la pharmaceutique était sous-évaluée et qu’elle finirait par surmonter des controverses comme le scandale entourant les hausses vertigineuses du prix de certains médicaments ainsi que sa relation d’affaires avec la société de commandes postales pharmaceutiques Philidor — qui a depuis cessé ses activités.

Il y a un peu plus d’un an, le milliardaire avait témoigné devant un comité sénatorial à Washington à propos de la stratégie d’affaires de Valeant qui consistait à hausser les prix des médicaments — parfois de 3000 % — immédiatement après les avoir acquis.

L’investisseur activiste, qui n’hésite pas à remettre en question les décisions des sociétés qui font partie du portefeuille de Pershing Square, s’était engagé à assurer que Valeant mette en place les meilleures pratiques concernant l’établissement des prix des médicaments et maintienne son contrat social avec les patients et les médecins.

Un appui apprécié

Pour l’instant, M. Ackman ainsi que le vice-président de Pershing Square, Steve Fraidin, demeurent au conseil d’administration de Valeant, mais les deux hommes ne solliciteront pas un nouveau mandat lors de l’assemblée annuelle de l’entreprise, prévue le 2 mai.

Par voie de communiqué, le président et chef de la direction de Valeant, Joseph Papa, embauché après l’arrivée de M. Ackman au conseil d’administration, a remercié les deux hommes pour leur appui.

« Nous avons été privilégiés de pouvoir compter sur des administrateurs talentueux qui partagent notre vision […] et engagés à redresser l’entreprise au profit des investisseurs et actionnaires », a-t-il indiqué.

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