Le syndicat va de l’avant avec sa poursuite contre Hydro One

Les libéraux souhaitent vendre jusqu’à 60 % des actions de la gigantesque société d’État.
Photo: Darren Calabrese La Presse canadienne Les libéraux souhaitent vendre jusqu’à 60 % des actions de la gigantesque société d’État.

Le Syndicat canadien de la fonction publique va de l’avant avec son recours judiciaire contre la première ministre Kathleen Wynne, son ministre des Finances et l’ex-ministre de l’Énergie Bob Chiarelli, relativement à la privatisation partielle d’Hydro One.

Le SCFP avait annoncé en septembre son intention d’intenter une poursuite contre le gouvernement ontarien dans le but de mettre un terme à la privatisation partielle d’Hydro One, monopole d’État dans le secteur du transport de l’électricité. Le syndicat soutenait que le gouvernement libéral de Kathleen Wynne a mélangé à tort les affaires et la politique en organisant des activités de financement avec des ministres, moyennant parfois 10 000 $ le couvert. Selon le SCFP, une de ces activités a attiré des banquiers qui avaient un intérêt certain dans la vente d’actions d’Hydro One.

Les libéraux souhaitent vendre jusqu’à 60 % des actions de la gigantesque société d’État, qui comprend aussi une division distribution desservant environ 1,3 million de foyers, surtout en régions rurales ou éloignées. La province a déjà récolté 3,2 milliards grâce à la vente de 30 % des actions d’Hydro One jusqu’ici, mais le SCFP espère que sa poursuite mettra un terme à l’opération.

Dans sa poursuite confirmée mercredi, le SCFP accuse les libéraux d’abus de pouvoir. Questionnée sur la poursuite mercredi matin, la première ministre Kathleen Wynne a répété ce que disait son ministre de l’Énergie Glenn Thibeault en septembre, soit que le Commissaire à l’éthique s’était penché sur le dossier et n’avait rien trouvé à reprocher à son gouvernement.