Les télédiffuseurs privés accusent une baisse de leurs revenus

Le CRTC précise que les 93 stations privées du pays ont généré un revenu total de 1,76 milliard pour la période de 12 mois s’étant terminée le 31 août 2015 — une baisse de 2,6 % comparativement à l’année précédente.
Photo: Mehmet Hilmi Barcin Getty Images Le CRTC précise que les 93 stations privées du pays ont généré un revenu total de 1,76 milliard pour la période de 12 mois s’étant terminée le 31 août 2015 — une baisse de 2,6 % comparativement à l’année précédente.

Ottawa — Les stations de télévision traditionnelles privées ont vu leurs revenus totaux reculer de 46,6 millions entre 2014 et 2015, selon un rapport annuel du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).

Le CRTC précise que les 93 stations privées du pays ont généré un revenu total de 1,76 milliard pour la période de 12 mois s’étant terminée le 31 août 2015 — une baisse de 2,6 % comparativement à l’année précédente. La plus grande partie des revenus de cette industrie est tirée de la vente de publicité nationale, qui a généré environ 1,2 milliard, une somme pratiquement inchangée en 2015. Les ventes de publicité locale ont reculé de 1 %, passant de 333,6 millions en 2014 à 330,1 millions cette année.

Malgré cette baisse de revenus, le CRTC affirme que les diffuseurs privés ont haussé à 652,8 millions leurs investissements dans la programmation canadienne, une augmentation de 33,5 millions comparativement à 2014. Le CRTC oblige les stations de télévision à dépenser un pourcentage de leurs revenus en contenu fait par des Canadiens.

« Au cours des cinq dernières années, les investissements dans la programmation canadienne n’ont cessé d’augmenter ; les stations de télévision traditionnelles ayant dépensé 16 % de plus à ce titre en 2015 qu’en 2011. Ces investissements représentaient 49,8 % des dépenses totales en programmation en 2015, une hausse par rapport à 2011 où ils représentaient 43,6 % des dépenses totales. Fait important, les stations de télévision traditionnelles privées ont dépensé 60,9 millions de dollars de moins en émissions étrangères en 2015 qu’en 2014, essentiellement parce qu’elles ont consacré moins d’argent aux dramatiques », peut-on lire dans le communiqué du CRTC.

Radio-Canada

Du côté de Radio-Canada/CBC, les revenus publicitaires ont chuté de 53 %, passant de 474,6 millions à 220,1 millions — principalement en raison de l’absence d’événements sportifs majeurs et la perte des droits de diffusion des matchs de la LNH depuis la saison 2014-2015. Le diffuseur public a également reçu 757,9 millions en crédits parlementaires pour ses 27 stations de télévision traditionnelles, une hausse de 32 millions.

Les dépenses de programmation de Radio-Canada ont totalisé 687,3 millions, incluant 557,2 millions pour la programmation canadienne. Plus particulièrement, 60,1 % de l’ensemble des dépenses de la Société au titre des émissions canadiennes ont été consacrés aux émissions de nouvelles (190,9 millions) et aux dramatiques (144,1 millions).

Les stations de télévision traditionnelles avaient à leur emploi 10 995 personnes en 2015 et la SRC/CBC en employait 5205.

1 commentaire
  • Pierre Beaulieu - Abonné 5 mai 2016 23 h 50

    Le début de la fin de la télé

    La fin de la télé telle qu'on la connait, c'est certain. Les diffuseurs ne font rien pour s'en sortir, beaucoup de leurs problèmes viennent de leur incapacité à gérer la situation.
    Ainsi ils nous inondent de programmations insipides plutôt que de tenter de séduire leur clientèle et générer de nouveaux revenus.
    Ils coupent au lieu d'investir ou lorsqu'ils le font, c'est pour changer leur image. C'est une question de temps avant qu'ils n'atteignent les bas fonds.
    Ici au Québec, c'est particulièrement ridicule de gérer ainsi. Ils pourraient profiter de la barrière des langues. On appel cela gérer un marcher captif.