Un Québécois à la tête d’un regroupement international

Denis Leclerc
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Denis Leclerc

Le savoir-faire québécois en matière de technologies propres obtient une nouvelle reconnaissance internationale. Le président d’Écotech Québec, Denis Leclerc, vient d’être nommé à la tête de la seule organisation regroupant les grappes de technologies propres réparties à travers le monde.

Le conseil d’administration de l’International Cleantech Network (ICN) a annoncé cette semaine que M. Leclerc présidera le conseil d’administration de l’organisation, qui favorise la collaboration internationale entre entreprises, centres de recherche et autorités locales.

Le nouveau président croit que cette nomination démontre l’importance du Québec dans le monde des technologies propres et ouvre la porte à de nouvelles percées.

« On veut placer le Québec dans une situation encore plus avantageuse, avec un positionnement politique, mais également commercial, explique M. Leclerc. On veut propulser davantage nos entreprises québécoises à l’international pour exporter notre expertise et faire grandir le secteur des technologies propres. »

« La nomination de Denis Leclerc témoigne non seulement de sa vaste expertise, mais également de la vigueur de notre secteur des technologies propres, a déclaré jeudi le maire de Montréal, Denis Coderre. Grâce à lui, notre métropole est bien positionnée pour devenir un leader mondial dans ce domaine d’avenir, de la même manière que nous l’avons fait pour l’aéronautique, les technologies numériques ou les sciences de la vie. »

Leader canadien

Écotech Québec est le seul membre canadien de l’ICN. Cette organisation internationale, créée en 2009 à Copenhague, au Danemark, compte actuellement 14 partenaires, dont seulement trois en Amérique du Nord. Depuis que la grappe québécoise a fait son entrée à l’ICN il y a environ deux ans, « plusieurs dizaines » d’entreprises du Québec ont pu profiter de ce réseau international, estime M. Leclerc.

« Nous sommes des joueurs qui recherchent tous la même chose, mais nous avons décidé de nous entraider pour accélérer les résultats », ajoute-t-il.

À terme, Denis Leclerc souhaite que les technologies propres constituent un « secteur stratégique » de l’économie québécoise, grâce à la participation du gouvernement. Il entend proposer à Québec d’imiter la Finlande, qui a décidé de consacrer 1 % de ses achats annuels en biens et services à l’acquisition de technologies propres locales.

Les membres de l’ICN tiendront une « rencontre stratégique » en marge d’Americana, le salon international des technologies environnementales, qui aura lieu à Montréal du 17 au 19 mars prochain.