Washington impose des sanctions au Bangladesh

L’effondrement d’un immeuble d’ateliers textiles en avril a fait plus de 1200 morts dans la capitale bangladaise de Dacca.
Photo: Agence France-Presse (photo) L’effondrement d’un immeuble d’ateliers textiles en avril a fait plus de 1200 morts dans la capitale bangladaise de Dacca.

Washington – Les États-Unis ont imposé jeudi des sanctions commerciales au Bangladesh, invoquant les dangereuses conditions de travail des ouvriers, près de deux mois après l’effondrement d’un immeuble d’ateliers textiles, qui avait fait plus de 1200 morts à Dacca.


Les tragédies récentes dans le secteur du textile « ont permis de mettre au jour les importantes atteintes aux droits des ouvriers et aux normes de sécurité des usines au Bangladesh », a affirmé le représentant américain au commerce extérieur Michael Froman, cité dans un communiqué.


Avantages commerciaux


Le président Barack Obama a décidé de mettre fin à certains avantages commerciaux dont bénéficiait Dacca, pour faire pression sur ce pays et l’inciter à prendre des mesures pour améliorer la sécurité des travailleurs.


« Il est approprié de suspendre le Bangladesh du programme “GSP ” pour les pays en développement car il n’a pas pris ou ne prend pas de mesures pour faire appliquer les droits internationaux des travailleurs dans son propre pays », a indiqué Barack Obama dans son décret.


Cette mesure implique que de nombreuses sociétés important des vêtements produits au Bangladesh devront payer des droits de douane pour les faire acheminer aux États-Unis, par exemple.


« Ces dernières années, le gouvernement américain a travaillé étroitement avec le gouvernement bangladais pour encourager les réformes nécessaires pour atteindre ces standards de sécurité de base », a ajouté Michael Froman.


« Mais malgré notre engagement et l’expression claire de notre inquiétude sur le sujet, le gouvernement américain n’a pas vu de progrès suffisants vers la mise en oeuvre de ces réformes », a-t-il encore affirmé.


Le 24 avril dernier, un immeuble abritant plusieurs usines s’est effondré à Savar, dans la banlieue de Dacca, capitale de ce pays d’Asie du sud. Bilan : 1229 ouvriers ont péri dans cet accident, le pire de l’histoire industrielle du pays.


Avec 4500 usines, le Bangladesh est le deuxième exportateur de vêtements au monde, fournissant notamment des marques telles que Walmart, Carrefour ou encore H M.


 
2 commentaires
  • Guy Lafond - Inscrit 28 juin 2013 08 h 08

    Que les Américains fabriquent davantage de vêtements chez eux alors


    Les États-Unis ne peuvent quand même pas tirer leurs propres conclusions de cette catastrophe de Savar et l'étaler au reste du monde de manière aussi cavalière.

    Qu'ils partagent le résultat de leur enquête à l'intérieur de leurs frontières si cela leur chante.

    L'Organisation des Nations Unies (ONU) peut rendre elle-même une conclusion et mettre de l'avant des recommandations et des mesures préventives pour le Bangladesh. Et le Québec aidera l'ONU s'il le faut, en retroussant ses manches!

    Prenez bien note que le Québec n'a pas besoin d'artillerie lourde pour se faire entendre et se faire comprendre.

    Sans rancune envers nos voisins immédiats.

    Les Québecois attendent vos militaires cet été sur les plages du Maine pour un match de volley-ball.

    ;-)

  • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 28 juin 2013 13 h 05

    Punir le pays ou les compagnies?

    Est-ce que le Bangla Desh est coupable de vouloir attirer le fric des gros vendeurs du globe? Oui et non, car dans ce cas-ci, l'autre issu de l'alternative est privée d'horizon.

    C'est Wall-Mart et cie, mais d'abord les fournisseurs exploitant ces ateliers de misère qu'il faut réprimander.

    Ce qui aura probablement pour effet d'augmenter le coût des cochonneries jetables qui sont l'opium des classes moyenne et pauvre. D'où cette hypocrisie toute occidentale, de s'époumonner pour le sort du globe tout en se guidant sur le prix le plus bas. Quelqu'un d'autre paie alors.