Le SCFP veut bonifier le Régime de pensions du Canada

Fredericton – Le président du plus grand syndicat au pays, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) avec ses 620 000 membres, croit qu’il est temps de bonifier le Régime de pensions du Canada (RPC) afin de sécuriser la retraite de tous les travailleurs canadiens.


Paul Moist, président national du SCFP, a livré ce message mercredi alors qu’il était l’un des conférenciers invités au Sommet national sur la réforme des pensions, qui se déroulait à Fredericton au Nouveau-Brunswick.


Il a souligné que 65 % des travailleurs canadiens n’ont pas de régime de retraite en milieu de travail et que plusieurs régimes de pension en milieu de travail éprouvent des difficultés financières, notamment en raison de la faiblesse des taux d’intérêt.


M. Moist est donc en faveur d’augmenter graduellement les taux de cotisation afin d’éventuellement doubler les prestations au RPC et assurer à chaque travailleur canadien un revenu décent à la retraite.


Pour lui, tout le monde devrait contribuer davantage, y compris les employeurs, afin d’éviter «une crise nationale».


Mais le ministre d’État aux Finances, Ted Menzies, a répliqué qu’il faudrait l’accord d’une majorité de provinces pour augmenter les contributions de retraite au RPC, ce qui n’est pas le cas présentement.


Selon M. Menzies, le gouvernement fédéral doit également s’assurer de ne pas compromettre ou nuire au Régime de pensions du Canada.


Il croit que l’augmentation des cotisations au RPC serait particulièrement difficile à assumer pour les travailleurs autonomes qui doivent payer à la fois la part de l’employeur et de l’employé.


Le ministre Menzies encourage plutôt les provinces à adopter des lois permettant des régimes de pension agréés collectifs, qui sont volontaires et n’obligent pas les employeurs à y contribuer.


Mais pour M. Moist, ce système qui soustrait les employeurs à leurs obligations est tout simplement voué à l’échec.