Ludwig van Beethoven, A. Wan et C. Richard-Hamelin

Pas de chance pour les excellents Andrew Wan et Charles Richard-Hamelin. Au moment où ils commençaient leur intégrale des Sonates pour violon et piano de Beethoven en 2018, il y avait une indéniable place pour leur classe et tempérance cadrée par une excellente prise de son — balance et agressivité des timbres disqualifiant bien des entreprises. Certes, Lorenzo Gatto et Julien Libeer étaient en train de bousculer la hiérarchie avec leur Beethoven à bras-le-corps (Alpha), mais il restait un espace. Depuis, hélas, deux intégrales sont venues l’occuper : Ehnes- Armstrong (Onyx) et Zimmermann-Helmchen (Bis). Ces derniers, tout particulièrement, balaient désormais la concurrence. Andrew Wan et Charles Richard-Hamelin sont toujours excellents, mais la 4e Sonate montre bien ce que Zimmermann et Helmchen apportent en surcroît de souplesse et l’Adagio espressivo de la 10e est davantage illuminé par l’irréel sens de la ligne de James Ehnes. Face à cela, la Sonate « à Kreutzer » confirme le verdict : beau, mais un peu précautionneux.

Ludwig van Beethoven

★★★ 1/2
Classique

A. Wan et C. Richard-Hamelin, Analekta AN 28796

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