Harmonizer, Ty Segall

Sans nous prévenir, l’auteur-compositeur-interprète américain Ty Segall a lancé il y a quelques jours son 13e album, une jolie décharge de rock acidulé portant le nom du studio flambant neuf qu’il s’est construit, Harmonizer. Ça sonne comme l’album d’un gars qui vient de se payer de nouveaux jouets, des chansons bricolées dans l’excitation du moment et le souci du détail sonore. Ou, tiens, comme quand Ozzy Osbourne s’était procuré ce Moog donnant une couleur particulière aux chansons de SabbathBloody Sabbath (de Black Sabbath, 1973) : de grasses lignes synthés étendues sur presque toutes les chansons, très stoner rock dans leurs guitares et leurs formes mélodiques, a priori sur Erased, Pictures et Waxman. Les confrères de son groupe Freedom Band poussent à la roue, jamais ensemble, un après l’autre, enregistrant les pistes que Segall a assemblées sur sa console flambant neuve. Le Californien n’offre pas ses chansons les plus abouties de sa carrière, mais il réussit à nous faire partager le plaisir d’explorer le potentiel de son studio.

Écoutez Whisper

Harmonizer

★★★
​Rock

Ty Segall, Drag City

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