Jukebox Preachers, Johnny Couteau

Enfin de nouvelles pièces du meilleur dandy punk à néons de Montréal ! Il ne s’agit que d’un EP de trois chansons, certes. L’objet central en est toutefois une ballade désenchantée de plus de huit minutes appelant le jour où enfin pleureront les policiers, accompagnée par Nothinge. Huit minutes de clavier rétro-futuristes, de saxophone invoquant la fin d’un monde et d’une voix délicieusement agonisante, en bon hymne goth. Le reste du combo contient la pièce titre, un hommage — près du pastiche — à Suicide (la chanson leur est dédiée), rupture avec la posture très stoïque habituelle de M. Couteau. Le trio est complété par une trop courte pièce instrumentale de cold-wave dystopique intitulée C.O.P.S. Oui, vraiment, tout le monde déteste la police. Même les autoproclamés « sous-produits de l’Anthropocène ».Avons-nous mentionné que les recettes de la vente sur Bandcamp iront à Idle No More et Black Lives Matter ? 

 


Jukebox Preachers

★★★ 1/2
Post-punk

Johnny Couteau, indépendant