Welfare Jazz, Viagra Boys

L’esthétique de Sebastian Murphy, leader des Viagra Boys, est sensiblement celle d’une bande de hooligans éméchés après un match, c’est-à-dire un alliage de mollesse généralisée, de pantalons à « snaps » et de gueules de « mononcs » réactionnaires. Si l’habit ne fait pas le moine, les Suédois savent habilement manier les codes de la reconnaissance culturelle pour provoquer l’embarras dans l’esprit de leur public, que l’on devine constitué de millénariaux à tuque. Avec les Idles, Fat White Family, Fontaines D.C., ou encore Sleaford Mods, nos Suédois supposément dopés à la pilule bleue font partie de cette nouvelle légion de boys bands qui remanient le post-punk nerveux (avec quelques clins d’œils disco et new-wave : Girls & Boys, Creatures) pour enfoncer le doigt dans le bobo contemporain de la masculinité maladive et de la société de classes. On les remercie au passage pour tous les éclairs géniaux de saxophone décousu. Écoutez In Spite Of Ourselves 

Welfare Jazz

★★★
Rock

Viagra Boys, Year0001