Les orchestres passent en webdiffusion jusqu’au printemps

Lles deux orchestres montréalais annoncent leurs fins d’hiver en communiquant des programmes de webdiffusions.
Photo: Pedro Ruiz Archives Le Devoir

Lles deux orchestres montréalais annoncent leurs fins d’hiver en communiquant des programmes de webdiffusions.

Ce jeudi, l’Orchestre symphonique de Montréal et l’Orchestre Métropolitain dévoilent tous deux leurs prochains programmes de concerts : des webdiffusions qui nous mènent jusqu’au milieu du mois d’avril.

Voilà qui distille du réalisme et peu d’optimisme sur une possibilité de réouverture en février ou mars : les deux orchestres montréalais annoncent leurs fins d’hiver en communiquant des programmes de webdiffusions.

L’OSM a réussi à utiliser la présence de Rafael Payare pour capter deux autres concerts. Du 19 janvier au 2 février, le nouveau directeur musical désigné sera associé à Charles Richard-Hamelin dans le Concerto n° 24 de Mozart. Il dirigera aussi Fairytale Poem de Sofia Goubaïdoulina et la suite du ballet Ma mère l’Oye de Ravel. Du 2 au 16 février, il fera précéder la Symphonie n° 7 de Dvořák par Midi sur la plaine du venezuelien Antonio Estévez (le compositeur de la Cantata Criolla qu’avait dirigée Yuli Turovsky en 2008) et le 2e Concerto pour violoncelle de Chostakovitch avec son épouse Alisa Weilerstein qui l’a suivi au Québec.

Les concerts subséquents seront un programme dirigé par Alexander Shelley, enregistré dans la foulée de celui diffusé à l’automne (Roméo et Juliette de Tchaïkovski, Sérénade de Bernstein avec Andrew Wan et Prélude et Liebestod de Tristan et Isolde), puis l’Histoire du soldat sous la direction du chef assistant Thomas le Duc-Moreau, avec Daniel Brière, Mani Soleymanlou et Marie-Thérèse Fortin, et, enfin, pour nous mener jusqu’en avril, Sibelius, Rautavaara et Chostakovitch (Symphonie n° 1) sous la direction de Dalia Stasevska.

À l’OM, Yannick Nézet-Séguin a prévu d’entamer une intégrale des Symphonies de Brahms. Le violoniste Blake Pouliot, soliste en résidence de l’OM, jouera lui aussi la Sérénade de Bernstein. Pour sa première prestation au Canada, Tony Siqi Yun, gagnant du Concours musical international de Chine 2019, interprétera le Concerto pour piano n° 2 de Clara Schumann. L’OM poursuivra aussi la présentation d’œuvres de compositeurs afro-américains avec Fate Now Conquers de Carlos Simon et Umoja de Valerie Coleman.

La 1re de Brahms sera diffusée du 12 ou 21 mars, la Seconde du 9 au 18 avril. D’ici là, le concert pour petits et grands avec Martin Carli, sous la direction de Nicolas Ellis, « Ça grouille à l’orchestre : Génial ! », explorera musicalement et scientifiquement le monde des insectes et sera webdiffusé dès le 26 février.

Un dernier mot sur la webdiffusion de la semaine à l’OSM, un concert capté en novembre sous la direction de Jean-Marie Zeitouni avec le Concerto pour orchestre d’Anna Sokolovic, le Poème de l’amour et de la mer de Chausson avec Marie-Nicole Lemieux et la 7e Symphonie de Beethoven, un document de bonne qualité qui vaut surtout pour Marie-Nicole Lemieux. Il confirme au moins trois choses : un léger déficit d’éclairage sur le chef quand on le filme de profil un peu de l’arrière, notamment à gauche ; un temps de « repos psychologique » nettement insuffisant entre la fin d’une œuvre émouvante (Chausson) et le début de l’explication de la pièce suivante et une incidence du positionnement distancié et de la salle vide sur l’approche musicale.

En effet, à l’état naturel, la 7e Symphonie de Beethoven de Jean-Marie Zeitouni est beaucoup plus tonique. Il en reste la très bonne idée du 2e mouvement attacca dans un cadre musical plus ample, comme sécurisé.

C’est pour tout cela que le retour à la normale sera une vraie bénédiction.

À voir en vidéo