Zap the Planet, Freak Heat Waves

Un peu passée sous les radars à sa sortie en août, la nouvelle proposition du duo désormais géographiquement séparé par un continent (Victoria-Montréal) sent le produit conçu en confinement à plein nez. En effet, après avoir fait du post-punk bric-à-brac et jangle pop surXXXL (2018), les Freak Heat Waves sautent à pieds joints dans l’électronique. Y a pas à dire, les consoles, c’est bien quand on doit se tenir loin l’un de l’autre. Résultat mitigé, toutefois, que cette synth-pop second degré aux percussions certes suaves, mais redondantes. À l’avant-plan, la voix de Steven Lind, ralentie, semble-t-il, à vitesse 0,5, n’est pas sans rappeler moult autres projets qui présentent une façade ironique du personnage de gigolo de fin de semaine que personne n’avait invité mais avec qui il vaut mieux rigoler, puisqu’il est là. Un plus pour les samplings très italo-disco, un moins pour cette posture pseudo-Alan Vega qui aurait abusé des Ativan.


Zap the Planet

★★
​Pop

Freak Heat Waves, Telephone Explosion