Bernard Adamus largué par sa maison de disques

Après avoir été largué par sa compagnie de disques tard en soirée mercredi, l’auteur-compositeur-interprète Bernard Adamus, visé sur les réseaux sociaux par des allégations d’inconduites, a présenté ses excuses et annoncé prendre « une pause ».

« J’ai été vulgaire, grossier, arrogant et très saoul trop souvent. Il est plus que temps d’y mettre un frein, et de donner un grand coup de barre dans mon existence », a écrit Bernard Adamus dans un long message truffé de fautes sur son compte Instagram.

Selon lui, le « sexe et l’alcool se sont trop souvent mélangés » dans sa « très tumultueuse vie » depuis dix ans. « Si je vous ai offensé, blessé, qui que vous soyez, je m’en excuse plus que sincèrement », ajoute-t-il.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Plus tôt en soirée, sa maison de disques, Dare to Care Records, a annoncé qu’elle mettait fin à leur relation d’affaires qui dure depuis 2009. « Aux victimes qui ont parlé : nous vous écoutons, nous vous entendons et nous donnons de la valeur à vos témoignages », a soutenu l’entreprise québécoise dans un court message publié sur ses comptes Facebook et Instagram.

Pendant la journée, le nom de Bernard Adamus a circulé sur Instagram. Il a fait l’objet de plusieurs dizaines de témoignages alléguant des gestes déplacés, parfois violents, qu’il aurait essentiellement commis envers des femmes dans les dernières années.

 

Aux victimes qui ont parlé : nous vous écoutons, nous vous entendons et nous donnons de la valeur à vos...

Publié par Dare To Care Records le mercredi 8 juillet 2020


Disant prôner « un environnement sécuritaire et exempt de toute forme de violence ou d’abus », Dare to Care Records a promis que ses employés seraient désormais « plus vigilants et proactifs » pour s’entourer de personnes respectant « ces mêmes valeurs ». Jointe par Le Devoir, Dare to Care Records n’a pas voulu commenter la situation.

« Est-ce que j’ai créé un monstre ? Je dois admettre que oui, a écrit Bernard Adamus dans son message. Il y a au fil des ans trop de détails et d’histoires que je n’ai pas clairement remarqués, mais que les gens autour de moi, oui. »

Selon lui, l’alcool est « devenu avec les années » son « principal démon » envers lui et les autres. « J’ai perdu le contrôle souvent, très, très souvent. À bien des égards, j’ai beaucoup de torts, je l’admets », ajoute celui qui dit consulter et avoir tourné le dos à la bouteille.

Il n’a pas été possible de s’entretenir avec Bernard Adamus.

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