Peteris Vasks, Maxim Rysanov

Aujourd’hui plus encore qu’hier, le génie de la voix du compositeur letton Peteris Vasks, né en 1946, nous irradie. Il est « le » compositeur de notre monde. Il parle de l’homme et de la planète. Son Concerto pour alto dédié à Maxim Rysanov veut « retourner à deux concepts : le chant et le monologue ». Et le monologue est une introspection sur notre époque. Le miroir n’est pas tendre. Qu’avons-nous fait de notre terre ? Vasks ne pose jamais la question ouvertement, mais l’alto tente de se frayer un passage vers la lumière, thème récurrent de son œuvre, et force est de constater que le passage est de plus en plus bouché, les présages funestes au point de faire apparaître le Dies Irae dans un grand monologue. En 1991, Vasks invoquait les « Voix du silence » (sublime mouvement de simples frémissements), les « Voix de la vie » et les « Voix de la conscience ». C’est alors un compositeur en train de trouver sa propre voix qui, depuis le concerto « Distant Light » (1996-1997), nous trouble et devient de plus en plus essentielle.

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Peteris Vasks

★★★★ 1/2
Classique

Concerto pour alto et symphonie « Voix », Maxim Rysanov, Sinfonietta Riga, BIS-2443