Weinberg, Robert Oberaigner, Solistes de Dresde

Après un excellent CD Deutsche Grammophon (DG 483 7522) d’œuvres pour violon et piano, augmentées du Trio op. 24, conçu autour de Gidon Kremer, voici une autre brillante monographie Weinberg, autour de la clarinette. Certes, il ne s’agit pas de premières mondiales, mais le couplage, imparable, révélera à plusieurs un grand concerto pour clarinette d’une demi-heure composé en 1970. Il s’agit d’une de ces œuvres marquées par Chostakovitch jusque dans ses traits d’écriture, mais d’une redoutable efficacité et d’une superbe inspiration. La sonate et la symphonie de chambre sont plus arides. La première, de 1945, aux accents parfois klezmers, est marquée par la guerre, comme une sorte d’errance dont on peine à sortir. Quant à la Symphonie de chambre pour clarinette, triangle et cordes de mai 1992, c’est la dernière œuvre achevée de Weinberg empreinte de nostalgie et de désolation. Musiciens d’excellent niveau, prise de son remarquable, œuvres fortes : on comprend que Naxos publie rapidement cet enregistrement achevé en septembre 2019.

 

Weinberg

★★★★
​Classique

Robert Oberaigner, Solistes de Dresde, Michail Jurowski, Naxos 8.574 192