Caballero, Les chercheurs d’or

Quatrième album : dix ans de musique pas assez entendue, et pourtant, ça continue, ce qui n’est pas qu’un peu méritoire. Patients prospecteurs, Isabeau Valois, François Gagnon et Luke Dawson ont un joli néologisme pour décrire le contenu de leur tamis, à la fois filon pur et ramassis de matières géologiques et organiques : québécana. Variante d’americana pour notre coin d’Amérique. Inclusif et spécifique, leur Far West a du Morricone dans les ambiances autant que du Beau Dommage (Laissez faire) et du Crosby, Stills, Nash Young (Laissez faire) dans les harmonies. Leur folk a du psych prog dans les poumons (le caballero de la chanson-titre en a fumé du bon), mais aussi de la délicatesse dans les pickings (ça en prenait dans Voyous, chanson de résistance qui « n’a pas peur » à l’ère de l’intimidation). Vaste territoire que le leur, parcouru en 21 petites minutes qui n’en sont pas moins une grande aventure. Laquelle mène à Dernier motel. LA chanson, LE succès de l’album, s’il y a une justice.

Écoutez Dernier motel

Caballero

★★★
Folk

Les chercheurs d’or, Super ranch