Les Louanges en tête des nominations de l’ADISQ

Vincent Roberge, alias Les Louanges, aux Francos de Montréal à l’été dernier.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Vincent Roberge, alias Les Louanges, aux Francos de Montréal à l’été dernier.

Le vent favorable qui souffle à raison sur Les Louanges ne semble pas encore s’atténuer. Le projet du musicien Vincent Roberge n’a peut-être pas décroché le prestigieux prix Polaris, lundi soir à Toronto, mais il pourra possiblement se rattraper au prochain Gala de l’ADISQ, où il récolte un total de neuf nominations artistiques et industrielles.

Au sommet des potentiels gagnants du rassemblement de la musique québécoise, qui se déroulera le dimanche 27 octobre, Les Louanges se retrouve notamment devant des confrères dont la musique est bien de son temps, comme Alexandra Stréliski, Alaclair ensemble, Coeur de Pirate, Koriass et Loud.

Qui sait si Les Louanges reprendra cette année le flambeau d’un Hubert Lenoir, trophée dans la gorge en moins. Chose certaine, son travail avec le disque La nuit est une panthère est souligné dans six catégories artistiques — Album alternatif, Choix de la critique, Auteur ou compositeur, Vidéo de l’année, Chanson de l’année et Révélation. Les trois derniers prix seront remis lors du gala principal, cette année encore animé par Louis-José Houde.

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C’est le nombre de catégories artistiques et industrielles dans lesquelles Les Louanges est nommé.

La pianiste Alexandra Stréliski, dont le dernier disque instrumental Inscape a beaucoup fait parler cette année, voit son nom revenir à sept reprises dans la liste des nommés. La touche néoclassique de la musicienne lui permet notamment de se retrouver en lice pour le Choix de la critique et comme Révélation de l’année, ainsi que pour Auteure ou compositrice de l’année, une catégorie qui prend ici son sens le plus pur.

Du rap et des femmes de tête

Le décompte des nommés, dévoilé mardi après-midi au Club Soda, à Montréal, montre que les membres votants de l’industrie musicale québécoise n’ont pas mis de côté les artistes rap, qu’ils soient les plus populaires ou les chouchous du milieu. Koriass est en lice pour sept statuettes dont Auteur ou compositeur de l’année pour La nuit des longs couteaux, Alaclair ensemble se distingue dans six catégories, le même nombre que Loud.

Celui-ci voit son travail mis en lumière dans des catégories notoires, comme Chanson de l’année (pour Fallait y aller), Artiste de l’année ayant le plus rayonné hors Québec — la France mord dans le morceau — et Interprète masculin de l’année. Loud devient, sauf erreur, le premier rappeur à être nommé dans cette catégorie.

Plusieurs femmes de tête se retrouvent aussi avec de multiples chances de repartir avec un Félix, notamment Coeur de pirate, cinq fois mentionnée. Béatrice Martin pourrait entre autres être couronnée Interprète féminine de l’année et est en nomination pour l’album Pop de l’année. Ariane Moffatt, aussi en lice pour cette dernière catégorie, obtient quatre mentions dont Auteure ou compositrice de l’année, au même titre que Salomé Leclerc, forte de six nominations.

Outre Les Louanges, plusieurs des artistes québécois ayant réussi à se hisser dans le palmarès final du prix Polaris ont trouvé une place parmi les nommés des différents galas de l’ADISQ.

La musicienne électronique Marie Davidson et la chanteuse jazz Dominique Fils-Aimé, par exemple, obtiennent deux mentions chacune, alors qu’Elisapie se démarque avec cinq possibilités de repartir avec une statuette.

Elisapie est notamment en lice dans la toute nouvelle catégorie Artiste autochtone de l’année, où elle sera en compétition avec quatre créateurs issus de la région de Maliotenam, sur la Côte-Nord : le groupe Maten, Matiu, Shauit et le patriarche Florent Vollant.

Alors que le Gala de l’Industrie se tiendra hors d’ondes le 23 octobre en début de soirée, le Premier Gala, cette année animé par Pierre Lapointe, sera diffusé à 20 h le même soir, à Télé-Québec.