Koriass en famille pour fermer les Francos

Le rappeur québécois Koriass jouait sur scène avec DJ Manifest, juché sur une plateforme sur laquelle était installée une croix lumineuse géante.
Photo: Benoit Rousseau Le rappeur québécois Koriass jouait sur scène avec DJ Manifest, juché sur une plateforme sur laquelle était installée une croix lumineuse géante.

Le rappeur Koriass a ses aises sur la grande scène des Francos de Montréal, où il est déjà monté quelques fois déjà, pas plus tard que l’an passé avec le spectacle commun RapKeb AllStarz. Samedi soir, il était de retour pour le concert de clôture du festival, devant une place des Festivals qui, dès les premières notes, était bien remplie jusqu’à la rue Sainte-Catherine.

Il faut dire que la soirée était franchement clémente en ce premier jour d’un long week-end, bien plus qu’il y a quatre jours, alors que le rappeur était monté sur la même scène sous la flotte totale : « Les dieux, s’ils existent, m’ont écouté ! » a d’ailleurs lancé le rappeur samedi. Et qu’au fil des dernières années et des albums qui se sont accumulés, dont le plus récent, La nuit des longs couteaux, Koriass est devenu un rappeur établi et connu de pas mal de jeunes et moins jeunes Québécois.

Efficace, parcourant la scène de long en large serviette noire à la main, le rappeur s’est visiblement amusé toute la soirée avec la foule, faisant faire aux festivaliers en avant-scène des moshpits, par exemple, ou lui lançant quelques lignes d’Alaclair Ensemble : « Tout ce qui compte c’est la famille. »

Aidé par un son franchement impeccable, Koriass a livré plus d’une vingtaine de titres, avec un certain penchant pour ses derniers morceaux, mais sans négliger les classiques, comme Garde ta job, Saint-Eustache — avec son ancien bras droit de scène, Bobby One —, Montréal-Nord et une version franchement audacieuse et méconnaissable de Blacklights, plus rapide et presque funk à la fin.

Il faut noter que le rappeur joue sur scène, oui, avec un DJ — ici DJ Manifest, juché sur une plateforme sur laquelle était installée une croix lumineuse géante —, mais aussi avec un groupe de musiciens, qui ajoutent beaucoup de textures autour du flot saccadé du MC.

Son collègue d’étiquette, FouKi, étoile montante du rap québécois, a passé pas mal de temps sur scène avec lui en milieu de concert, alors que Meryem Saci est venu pousser la note sur Love suprême — et quelle voix elle a, celle-là !

C’est sur la dernière pièce avant le rappel, Zombies, que la scène s’est enflammée le plus, alors que des jets de lumière jaunes traversaient le ciel en tout sens, et que la foule répondait à cette énergie en sautant sur place. Au rappel, Koriass a aussi fait monter sur scène une bonne partie des rappeurs de son étiquette 7ième Ciel Records, dont Brown, FouKi, Obia le Chef et le vétéran Dramatik, pour le titre Nervous, une pièce endiablée et rebondissante. Tout ce qui compte, c’est la famille, quoi.