Les flâneurs


Odile Tremblay

Les montagnes russes du couple
Scènes de la vie conjugale, sur les planches au Quat’Sous sous l’adaptation et la mise en scène de James Hyndman, qui incarne la partie masculine du tandem, paraît moins rugissant que la série télé d’Ingmar Bergman et le film iconique à sa clé. Pour autant que ce duo duel opposant ici Hyndman et Evelyne de la Chenelière puisse vraiment s’assourdir sous ces répliques qui claquent. Fort bien adaptés au Québec d’aujourd’hui, portés par deux grands interprètes dont on sent les zones de fragilité, ces va-et-vient amoureux sous terribles vérités assénées, , montrent la modernité de Bergman dans ces Scènes écrites au début des années 1970.


Caroline Montpetit

Racine au goût du jour
Il faut voir Francis Ducharme et Sylvie Drapeau incarner Néron et sa mère Agrippine sur les planches du TNM, dans Britannicus de Jean Racine. Cette pièce en 1768 alexandrins, produite en 1660, est remise au goût du jour dans la mise en scène sobre de Florent Siaud. Ducharme y incarne avec talent un Néron fantasque et instable, aux portes de la folie, livré successivement à ses sentiments et à toutes les ambitions. Drapeau, en Agrippine réelle détentrice du pouvoir, jusqu’à ce qu’elle soit trahie par Narcisse (Marc Béland), occupe toute la scène. Mais c’est le texte, exigeant et magnifique, à découvrir si ce n’est déjà fait, qui reste le cœur de ce spectacle remarquable.


Amélie Gaudreau

Jazz-couverte
La formation qui a terminé bonne première aux demi-finales des Francouvertes, le groupe hip-hop–jazz OGB a le don d’accrocher nos «vieilles oreilles» amateurs d’acid jazz et de rythmes urbains jazzés des lointaines années 1990 et de les habituer au trapjazz d’aujourd’hui. L’écoute de leur premier album Volume Un et d’autres pièces sur leur page Bandcamp (dont une relecture fort amusante du classique Agadou) donne vraiment envie de les voir sur scène. Chose qui sera possible lors de la finale des Francouvertes le 6 mai au Club Soda.


Valérie Duhaime

Jonathan Stark
Game of Thrones, c’est juste une heure de télévision qui occupe ensuite les conversations pendant une semaine. Jonathan Van Ness, connu comme le spécialiste des poils de la téléréalité Queer Eye, se charge d’épicer l’entre-deux-tentative de coup d’État à Westeros avec la websérie humoristique Gay of Thrones. Après chaque épisode, il résume l’action avec son langage coloré et des références savoureuses à la culture populaire sans aucun respect pour les retardataires de l’intrigue. Un avertissement pour les chastes oreilles s’impose, le monsieur est vulgaire!