Princes de l’amour, Johnny Mafia

Prenez une tasse de Oh Sees, une pincée de Wavves, une cuillerée à thé de Ty Segall, mélangez bien comme il faut, ajoutez juste ce qu’il faut de « French Touch » et vous obtenez un beau soufflé garage rock appelé Johnny Mafia. Sanctionnés par l’étiquette britannique Dirty Water, les quatre (très) jeunes garçons originaires de Sens (quelque part en France) proposent ce second album, Princes de l’amour, dont la production a été signée par Jim Diamond, collaborateur des White Stripes. Bref, un très beau bulletin pour ces jeunes hommes — serait-ce même un petit clin d’œil aux Ramones dans leur nom ? Mais vous connaissez l’adage, hein ? Qui trop embrasse, mal étreint. Princes de l’amour contient tout de même quelques beaux élans de pugnacité juvénile, mais souffre d’un mimétisme trop grand. On les entend presque clamer « ce sera nous, les Cloud Nothings de France ! ». On aime beaucoup Cloud Nothings. Mais on aurait aimé connaître les Johnny Mafia.


Princes de l’amour

★★ 1/2
Rock garage

Johnny Mafia, Dirty Water Records